déc 262012
 

Lever à l’aurore pour prendre un minibus qui nous ramène à la capitale. A 120, à cheval sur la bande du milieu, klaxon permanent, le chauffeur appuyé sur sa portière lunettes de soleil une main sous le volant, d’accord on a gagné 1h30 par rapport au bus de l’aller mais on a frôlé le crash plus d’une fois!!! Benoît a papoté avec une dame d’origine cambodgienne  qui a visité le monde pendant une bonne partie de sa vie et qui se partage maintenant entre Siem reap et Paris suivant les saisons. Discussion très intéressante à propos de la culture et des moeurs cambodgiens.

Aéroport de Phnom Penh, deux heurs d’attente puis en vol pour Bangkok où Sandrine nous attend. Plus qu’une heure et nous la retrouvons, on est tout excités… Ca y est elle est là! C’est toujours un moment très particulier que de retrouver un proche  loin de chez soi. Nous quittons l’aéroport, il y a même un Père Noel à la sortie! Hé! Il vient vers nous… et voilà qu’il nous lance des chiques! Les enfants les ramassent: des Chokotoffs et des Fruitelas, cool… Des Chokotoffs et des Fruitelas!?!?!? à Bangkok!?!?!? Et il a l’air bien grand ce Père Noel pour un asiatique!?!?!? Mais voilà qu’il ôte sa barbe et… mais c’est Tonton Xa!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Le frère de Sophie, parrain de Sacha nous fait une sacrée surprise. Il avait été question qu’il accompagne en effet Sandrine mais aux dernières nouvelles il n’avait pas eu son passeport. Et voilà qu’il est là!!!! Les enfants sautent dans ses bras et pleurent de bonheur, les parents restent bouches bées ayant du mal à réaliser. Ha ça pour une surprise, on y a vu que du feu… Tante Didine et Tonton Xa à Bangkok, quel bonheur, c’est Noel… Nous nous entassons tous les 6 dans un taxi et rejoignons l’hotel que Sandrine a réservé. Nous avons encore du mal à réaliser… C’est pas une chambre d’hotel, c’est un appartement!!! Grande et luxueuse, ça nous change! Première sortie à Bangkok pour le souper. Nous décidons de plonger nos nouveaux compagnons de voyage directement dans le bain: resto trottoir au coin de la rue et comme dessert quelques sauterelles grillées! Comme c’est bon de se retrouver… et quelle surprise…

 Publié par à 18 h 13 min
déc 242012
 

Nouvelle et dernière journée tranquille à Siem Reap: école, piscine et écriture. Qu’est ce qu’on se sent bien à l’hôtel Le Tigre… Message de Guza qui nous fixe rendez-vous à 17h30. Nous l’y retrouvons avec grand plaisir. Ses deux jours d’escapade campagnarde se sont magnifiquement bien passés. Il a traversé de splendides paysages, rencontré des gens super sympas et a redoré son image du Cambodge. La boîte de vitesse de son quad a lâché le dernier matin mais, comme d’habitude, il a trouvé la solution. Aujourd’hui il a enfin pu aller visiter les temples en compagnie d’un couple d’amis Hongrois qui avaient fait le déplacement depuis Bagkok. Nous avons pris rendez-vous à 18h pour visiter un orphelinat. Guza nous accompagne. Continue reading »

 Publié par à 2 h 04 min
déc 222012
 

Il y a maintenant 4 mois que nous sommes partis. Quatre mois ce n’est plus le début, ce n’est pas encore la moitié, c’est encore loin du retour… Quatre mois loin de chez soi, de ses proches; quatre mois de découvertes, d’aventures, de rencontres; c’est en tout cas suffisant pour percevoir quelques changements dans notre manière d’être, de vivre, de penser. Mais rassurez-vous, ce ne sont pas 4 extraterrestres qui atterrirons fin juillet! Loin du train train journalier et des petits tracas quotidiens, l’esprit se libère et la pensée se centre sur l’essentiel, sur le vécu. Voici les fruits de 4 mois de réflexions voyageuses…

L’éloignement…

Le voyageur est du bon côté! Il abandonne son univers habituel, la gangue qui le tient prisonnier de ses repères rassurants et confortables. Loin de ses habitudes, rien ne le ramène au manque, chaque jour est une nouvelle découverte. Par contre, celui qui reste subit le vide laissé. Même s’il peut être heureux, par procuration, pour le salopard qui l’a abandonné, il est dans le manque et n’attend finalement qu’une chose, le retour à l’ordre… Nous prenons pleinement conscience du vide qu’a laissé notre départ au travers des nombreux contacts que nous avons avec nos proches. Certains n’en peuvent plus et le crient. D’autres par pudeur ou de peur de gâcher notre bonheur tentent, parfois maladroitement, de le dissimuler. Dans tous les cas, cela nous touche profondément. Nous vivons malgré tout aussi le manque, mais d’une autre manière. Décalage horaire oblige, c’est au réveil que nous tentons le rapprochement en sautant sur le PC! Qui a lu le dernier article, qui nous a écrit? Chaque commentaire, chaque mail, chaque connexion Skype revêt une importance cruciale et est reçu comme un cadeau, comme une preuve contre l’oubli. Ce sont les petits bonheurs du matin… L’éloignement agit aussi comme un catalyseur relationnel. Nous nous rendons vraiment compte de ceux qui sont importants dans notre vie. C’est ainsi que, paradoxalement, l’éloignement rapproche! L’éloignement physique concoure au rapprochement du cœur et de l’esprit. Nous ne nous sommes jamais autant parlé avec certains. Les banalités habituelles laissent place aux sentiments profonds, à l’essence de la relation. Il faudrait peut-être ajouter un mot au dicton: « C’est dans le besoin et l’éloignement que l’on reconnaît ses amis »…

Le matériel…

Tout ce dont a besoin le voyageur doit tenir dans son sac. Et plus le sac est petit, meilleur est le voyage. C’est terrible la quantité de choses que l’on estime indispensables quand on prépare son sac!!! En voyage, la valeur des choses se résume à leur poids! C’est en transportant son sac entre une station de bus et un hôtel que l’on découvre cette réalité… Nos sacs ont déjà subit un solide dégraissage au Vietnam (merci Bonne-Maman…), et pourtant bien de choses inutiles s’y cachent encore… Sus au superflu!!! Oui, c’est possible de vivre avec 2 shorts et 3 tee-shirts. Et cela ne se résume pas à une question de climat. Le voyage nous apprend le détachement. La société de consommation nous pousse a accumuler de l’inutile, du superflu. On s’en rend compte en vivant avec le strict minimum mais aussi en découvrant la pauvreté de certains peuples. Nous étions restés effarés devant les caisses qui s’accumulaient lorsque nous avons vidé notre maison avant le départ, mais on pensait au bonheur que cela aurait du être de les vider au retour. Nous redoutons maintenant ce moment, que va t-on faire de tout ça??? Ho! Bien sûr les bibelots de chez Ikea seront toujours aussi alléchants, espérons seulement que nous réfléchirons à deux fois avant de succomber… En tout cas, ça sent la brocante chez les Kempe en août prochain…

Le temps…

Nous n’avions pas imaginé de rupture de l’espace-temps en montant, sur le quai de la base spatiale des Guillemins, dans l’engin intergalactique qui nous menait à… Bruxelles… Et pourtant… Dès cet instant, les repères ont changé: les kilomètres sont devenus des heures de route ou de vol, la ponctuation des heures de cours a disparu de nos journées et ce sont les déplacements qui rythment le voyage, le calendrier a remplacé la montre. Le sentiment de liberté qu’engendre cette rupture est tout simplement… délectable… Rester un peu plus ici, un peu moins là en ayant comme seul délai le vol réservé qui nous emmènera vers un autre continent dans trois mois, quel bonheur! Seuls les instants de recherche d’un ticket de bus ou d’un rendez-vous bousculent l’abandon à la langueur du cycle solaire. Le voyageur qui change d’horizon tous les trois jours rompt définitivement avec l’égrénemment des secondes de l’horloge sédentaire. Il y a 4 mois que nous sommes partis et pourtant c’est comme si c’était la semaine dernière. Cela ne nous empêche pas de penser souvent à ce jour lointain où il faudra reposer pieds sur terre, le jour du retour. On ne se réjouit pas d’y être mais on l’attend quand même avec une certaine impatience. C’est la balise. On se fait des plans: un tel sera là, la première chose à faire sera ça, vite manger ça,… Savoir qu’il y a une fin, c’est le sel du voyage, c’est ce qui le rend si savoureux. Le voyage c’est une parenthèse dans la vie. On sort du texte pour le nuancer, l’embellir, le préciser. Mais pour être complète une parenthèse nécessite d’être refermée. C’est ce qui pousse à la remplir au maximum avant de la refermer pour poursuivre le texte… (Voilà que je me mets à inventer des citations… entre parenthèses, il faudra la garder celle là…).

Le bonheur…

Qu’est ce que le bonheur? Pas de réponse définie mais seulement des approches. A vous lire nous paraissons être heureux. Oui, c’est vrai, nous nageons dans le bonheur! Le bonheur d’être en famille, le bonheur de découvrir, le bonheur des rencontres, le bonheur de vivre… Et si finalement la raison de ce voyage était une quête du bonheur… Restera à maintenir l’état de flottabilité dans ce délicieux fluide une fois de retour…

Suite de nos cogitations dans quelques mois…

 Publié par à 16 h 59 min
déc 212012
 

Triste jour… Nous apprenons ce matin le décès de notre voisin et ami George Jobe. Nous avions parlé de notre projet de voyage à Georges alors que ce n’était encore qu’une vague idée. Il nous avait encouragé et motivé à tout faire pour le réaliser et suivait nos préparatifs avec beaucoup d’attention. Son enthousiasme a été pour nous le coup de pied dans le derrière nécessaire pour prendre notre décision. Il suivait notre périple et nous appréciions de savoir que nos récits lui permettaient peut-être de s’évader de sa chambre d’hôpital… Son incroyable courage, sa volonté et sa ténacité n’ont hélas cette fois pas suffit pour surmonter cette nouvelle épreuve. Nous sommes bien tristes… Adieu champion, adieu voisin et merci du coup de pouce… Nous te dédions cette journée de voyage… Continue reading »

 Publié par à 16 h 40 min
déc 202012
 

En route pour notre second jour à la découverte du site fantastique d’Angkor et de ses magnifiques temples. Pour débuter la journée, nous visitons le Ta Prohm. Le Ta Prohm est sans doute la ruine la plus séduisante d’Angkor et figure parmi les temples les plus prisés. Son principal attrait est d’avoir été abandonné à la jungle, donnant ainsi une très bonne idée de l’aspect des monuments lors de l’arrivée des premiers explorateurs européens. Aujourd’hui protégé de la végétation envahissante, il ne conserve que les gros arbres qui enserrent ses pierres. Continue reading »

 Publié par à 7 h 06 min
déc 182012
 

Aujourd’hui, début du triptyque angkorien. Siem Reap est la porte d’entrée des temples d’Angkor, raison de notre passage ici. Nous quittons l’hôtel à 7h30. Nous avons pris un tuk tuk pour la journée, notre guide chauffeur s’appelle Safi. Premier objectif la billetterie, à quelques km, où nous attend Guza. Il est là mais complètement dépité! Nouvelle désillusion, il a demandé une réduction sur le billet d’entrée qui lui a à nouveau été refusée. Après une demi-heure de palabres, on lui a tout simplement dit: « Si cela ne te va pas, va en parler au gouvernement à Phnom Penh ou retourne dans ton pays »!?!?!? Désillusion et désarrois devant tant de mépris! Qu’est ce qu’une réduction par rapport aux centaines de tickets vendus ici chaque jour??? Frustré, il fait demi tour, pas de temples pour lui! Plutôt ne rien leur donner que de payer une entrée complète. Nous sommes désolés et si tristes pour lui. Plus tard nous découvrirons qu’il n’aurait du se contenter que d’une vue extérieure des temples, ce qui méritait amplement une réduction. Alors que ce pays compte tant de mutilés de guerre, il est illusoire d´envisager quelqu’avantage pour les handicapés étrangers: très décevant… Continue reading »

 Publié par à 16 h 25 min
déc 172012
 

Nouvelle journée de transition. Il en faut bien quelques unes pour poursuivre notre grande boucle… Au menu du jour 7 heures de bus pour rejoindre Siem Reap. Oui mais un bus 2 étages VIP avec clim et tout… Continue reading »

 Publié par à 16 h 15 min
déc 162012
 

17 avril 1975, le groupe communiste révolutionnaire des Khmers Rouges s’empare de Phnom Penh et contrôle de fait tout le pays. C’est le début de ce qui restera dans l’histoire comme la destruction la plus brutale et la plus radicale qu’une société ait jamais tentée et l’un des pires génocides de tous les temps… Continue reading »

 Publié par à 16 h 43 min