oct 082012
 

Grand jour pour Sophie et Benoît, ils ont réservé un vol en parapente…                                                                                                                           Rendez-vous a l’agence (une des nombreuses agences de parapente de Pokhara) à 8h30. Nous discutons avec le patron qui est un ami de Bindu. Les pilotes arrivent… et ils parlent français!!! Nous discutons avec eux dans la jeep sur le chemin qui nous amène à Sarangkot. Le pilote de Sophie, Pascal, a vécu jusque 15 ans à Bois-de-Breux (pas loin de chez nous), avant de partir pour la Suisse. Un autre, Olivier, est ardéchois. Benoît discute avec lui de cette région où il a passé toutes ses vacances d’enfance. Le monde est petit, non?                                                              Nous voici sur le champs de décollage, à flanc de montagne. La tension monte d’un cran… Nos pilotes nous briefent sur la manœuvre de décollage. Nous enfilons notre harnais… la voile est étendue sur le sol, prête à prendre l’air… nous nous accrochons devant notre pilote… Benoît s’élance le premier… prêt… go, la voile se lève, il faut courir le plus vite possible droit dans la pente, il suffit d’une bonne dizaine de mètres et on se sent enlevé du sol, après quelques secondes, le sol est déjà 10, 20 m plus bas, on s’assied dans le fond du harnais et c’est parti… Les premiers moments sont un peu flippants, mais on s’y fait très vite et on profite du spectacle. La vue est étourdissante, la vallée et le lac sont là tout en bas mais, bien installés dans le harnais, nous ne ressentons pas de sensation de vertige. Le pilote cherche de suite, en tournoyant, un ascendant pour gagner de l’altitude. Les mouvements de l’aile sont doux, pas de chocs. Les rapaces présents en nombre sont un bon repère, ils utilisent eux aussi les courants d’air chaud pour planer sans un battement d’aile. Le pilote de Benoît (Dylan) en suit un, nous sommes a quelques mètres de lui mais il grimpe beaucoup plus vite. Le vol se poursuit sans perdre trop d’altitude en sautant ainsi d’un thermique à l’autre.                                           Quelle sensation de liberté, nous volons!!!!!!

« > Après 20 bonnes minutes, il est temps de gagner l’aire d’atterrissage au bord du lac. Tout en douceur pour Sophie et son pilote Pascal. Dylan, le pilote de Benoît revient de quelques jours de vacances, il a besoin de retrouver ses sensations et comme son truc à lui c’est plutôt la voltige, c’est parti pour quelques sensations fortes… Il les emmène au dessus du lac, semble un moment stopper la voile, … puis la plonge vers l’avant, elle prend alors beaucoup de vitesse en descente. Puis soudain, en actionnant les suspentes, Dylan se lance dans une série de virages presque à l’horizontale… Ça balance sec de gauche à droite, on encaisse quelques G et on perd beaucoup d’altitude. Waouw! C’est fameux…  Puis c’est l’atterrissage, heureusement beaucoup plus en douceur. Nous sommes tout les deux enchantés et ravi de cette expérience. Ce sont des sensations incroyables, et dans un tel paysage, merci les gars!

 

Après-midi, après l’école, nous nous sommes rendus au lac. Nous avions promis aux enfants une balade en bateau. Nous « >nous installons donc dans une longue et large barque en bois, le lac est à nous pour une heure. Benoît à la pagaie, pour compléter ses souvenirs d’Ardèche de ce matin… Bien entendu, après 5 minutes, Sacha est en maillot, debout sur la proue et prêt à plonger! Mais comme nous ne connaissons pas trop ces eaux, nous préférons gagner la rive pour satisfaire notre insatiable petit baigneur… Et hop, à la flotte! Juste une petite tête, il n’est quand même pas trop sûr notre Phelps… La balade se poursuit jusqu’à une île. Sacha avait vu des gens sauter d’un muret là bas. Dès l’accostage, le voilà parti pour une série de plongeons. Lilou hésite mais fini quand même par un petite trempette… « Brrr, c’est froid et en plus il y a plein de poissons!!! » Chochotte va!  Allez, retour au ponton. Nous avons passé un bon moment familial.

Ce soir, pour notre dernière soirée à Pokhara, nous sommes invités chez Bindu. Il vit avec ses parents, c’est comme ça ici. Ils habitent une grande maison juste à la périphérie de la ville. Nous sommes accueillis comme des gens importants! Vivent ici Bindu son épouse et leur petite fille (quand elles seront revenues du mois passé chez les parents de Samjhana), ses parents, son frère, sa sœur, et une dame de maison. On nous fait faire le tour de la maison, puis nous installons au salon. Bindu téléphone à André de Népal Secours, nous pouvons le remercier de vive voix pour cet accueil…                                                            Ensuite nous passons à table pour le traditionnel daal bhaat. Comme d’habitude une bonne portion de riz et un bol de soupe aux lentilles et en accompagnement un préparation de fèves vertes, une autre de menthe et tomates et une autre de pommes de terre, mmmmh délicieux! Et tant que tu ne cries pas stop, on te ressert…

Nous terminons le repas en discutant avec Bindu et sa sœur du mariage. Au Népal, ce sont les parents du garçon qui choisissent les prétendantes. Elles doivent être de la même caste. On les présente au futur marié qui fait son choix, sans même avoir discuté avec elles! Puis les noces sont organisées par les parents des deux familles. On peut donc se retrouver marié en quelques jours, sans même avoir fait réellement connaissance avec son/sa futur/e époux/épouse! Et encore, les mœurs évoluent, il n’est plus question maintenant de dote et de mariage avant 15 ans! La famille de Bindu est assez aisée et moderne, ils font partie de la caste des Brahmanes, la caste la plus élevée. Lorsqu’il a fallut le marier, ses parents ont cherché des jeunes filles dignes de son rang. Il n’a pas trouvé la femme idéale dans le premier service, ces filles étaient belles et riches mais ce n’était pas ce dont il avait envie! On lui en a donc présenté d’autres, plus simples, plus naturelles, et il a trouvé sa dulcinée, Samjhana. Ils se sont un peu fréquentés puis le mariage a eu lieu pour le bonheur de tout le monde. Cela peut nous paraître assez bizarre, voire choquant avec nos yeux d’européens. Mais finalement, quelque soit la tradition, un mariage reste une histoire de respect et de compromis…

La soirée s’est terminée dans un bar autour d’une bière. Une seule suffit, ce sont des bouteilles de 700cl! Et nous avons encore longtemps discuté avec Bindu. C’est vraiment un personnage exceptionnel. Il aurait pu garder son premier emploi, assez bien payé dans une banque, mais il a préféré s’occuper des gens de son pays plus défavorisés. Un bon daal bhaat le matin et le soir, un toit, une femme et une petite fille, une voiture pour se déplacer, il est le plus heureux des hommes! Quelle leçon d’humilité… Merci Bindu de nous avoir fait découvrir ton pays. Nous nous souviendrons longtemps de notre passage à Pokhara et c’est promis, dès notre retour, nous organiserons quelque chose pour Népal Secours…

 Publié par à 14 h 45 min

  3 commentaires à “6-10 Fly like an eagle…”

  1. Chouette récit …. Au bout de l’aventure humaine

  2. Coucou,
    Encore une super aventure et j’adore les photos;-)
    Clara et Cha vous font plein de gros bisous…
    Bisoussssssssssssssssssssssssssssssss à vous 4 de nous 3

  3. Belle leçon de vie… c’est une des raisons de votre voyage, non?
    Biz à vous quatre

    Do

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