nov 062012
 

Quelles nouvelles aventures pour les Kempe aujourd’hui? Et bien nous avons tellement apprécié notre balade en radeau de bambou du premier jour que nous avons décidé de remettre ça cet après-midi. Mais cette fois sur la partie en amont de Yangshuo, réputée pour être la plus jolie. Mais d’abord un bon petit déjeuner. Hier soir nous avions repéré une pâtisserie, ça nous changera des english et american breakfasts. Mmh, nous nous régalons… Le tout d’en écoutant Hélène, oui oui, Hélène de Hélène et les Garçons, ce feuilleton ringard! Mais c’est vrai qu’ils sont un peu ringards les chinois… Travail scolaire et en début d’après-midi départ pour la balade du jour. Une heure de bus pour rejoindre le village de Yangdi, point de départ. Nous embarquons. En effet, les montagnes sont encore plus impressionnantes ici, elles sont plus hautes et plus rapprochées. Petit bémol, il fait très gris, le ciel est complètement bouché, et il fait un peu frais. Chaque pic a un nom et notre pilote ne manque pas de nous les présenter: la pomme, la poule, la queue de poisson, les 5 doigts, la tortue, les neufs chevaux,… Parfois il faut une sacrée imagination pour reconnaître en effet la forme dénommée! Mais hélas voici la pluie, une belle averse. Les enfants qui étaient occupés à ramasser des algues à l’avant du bateau (comme d’habitude…) sont obligés de se mettre à l’abri sous le toit du radeau. Qu’importe, ils s’amusent maintenant à trouver eux aussi des noms aux montagnes et aux dessins sur les falaises. Malgré la pluie, la balade est très agréable et le paysage fantastique, nous ne regrettons pas.

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Après deux heures de navigation, nous atteignons Xing Ping, fin du parcours. Nouvelle averse, nous avons juste le temps de sauter dans un tricycle qui nous amène à la gare des bus. Dommage parceque cette petite ville, vieille de plus de mille ans, recèle de jolies maisons. C’était aussi jour de marché mais les commerçants ont déjà replié leurs étals à cause de la pluie. Nous grimpons dans un bus rempli d’européens. Mais, ils parlent néerlandais! Un groupe de belges de Louvain, ça alors! Inévitablement et malheureusement, la discussion dérive sur le communautaire. Même ici, de l’autre côté du monde, il faut revenir avec ces considérations politiques. On s’en serait bien passé! Et c’est un australien installé aux Pays-Bas, membre du groupe, qui nous sauve des revendications flamingantes! Sophie a fait fort en passant allègrement du néerlandais à l’anglais et au français, une vraie interprète! N’empêche, lorsqu’on leur a expliqué notre tour du monde, ils sont restés la bouche grande ouverte et on ne les a plus entendus!!! Retour à Yangshuo. En fait, le groupe avait réservé tout le car, nous sommes montés dedans sans le savoir, comme si nous faisions partie du groupe. Lorsque nous avons voulu payer notre voyage, le responsable du groupe nous a dit qu’il nous offrait le transport. Allez, sans rancune…

Juste le temps de se changer et d’avaler une collation et nous repartons pour une autre activité: pêche de nuit avec des cormorans! Il est 19h, il fait nuit et nous embarquons à nouveau sur un radeau. Nous remontons la rivière dans l’obscurité pendant un quart d’heure… Après quelques appels de phare, un petit radeau nous rejoint. Notre pilote allume un gros phare et nous découvrons ce radeau: un pêcheur accompagné de 6 cormorans. La pêche au cormoran est une activité traditionnelle en Chine. Ces oiseaux aquatiques, de la taille d’un canard mais avec un bec long et crochu, sont de redoutables pêcheurs. Ils sont dressés par leur maître pour pêcher de nuit. Un phare est allumé pour éclairer l’eau à l’avant du bateau. Attirés par la clarté, les poissons s’approchent. Le pêcheur libère ses oiseaux qui plongent à leur recherche, profitant eux aussi de l’éclairage pour trouver leurs proies. Ils sont très bon nageurs, ils se propulsent à l’aide de leurs pattes palmées. Ils sont très rapides sous l’eau, comme des poissons. Ils descendent sans problème à plusieurs mètres de profondeur et nous avons chronométré des apnées de plus de trente secondes. Le résultat ne se fait pas attendre, les cormorans remontent à la surface avec un poisson dans leur bec. En quelques mouvements de bec, le poisson est avalé la tête la première. C’est là qu’est l’astuce, le pêcheur a noué une ficelle, légèrement serrée, à la base du long cou des cormorans. Les petits poissons passent vers l’estomac, c’est la récompense, mais les plus gros restent bloqués dans le gosier. Le maître n’a plus qu’à rattraper son oiseau grâce à sa perche et a lui vider le gésier en lui ouvrant le bec! C’est très amusant à observer, ils ont l’air sympas ces volatiles. Et quelle agilité sous l’eau! Lorsqu’il n’y a pas beaucoup de fond, nous pouvons clairement les voir chasser le poisson dans les rochers ou les herbes. Mais ou bout d’un moment, le plumage perd son étanchéité. Les cormorans se secouent en surface, puis remontent tout seul sur le radeau pour se sécher les ailes en les tenant largement ouvertes. Il est temps de faire une pause, retour sur la berge pour découvrir le résultat de la pêche et pour permettre aux oiseaux de se sécher. Le gentil pêcheur nous propose même de tenir un de ses fidèles compagnons sur le bras pour faire plus ample connaissance. Nous laissons ensuite cette fine équipe poursuivre son travail et reprenons notre navigation nocturne pour le retour.

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Et bien voilà encore une belle découverte et une belle expérience! Nous sommes enchantés. Les enfants sont ravis d’avoir rencontré et admiré des cormorans. Il y avait ici une vrai complicité entre l’homme et l’animal, bien plus qu’un simple détournement des capacités de ces oiseaux. On connaît ça avec le chien et le berger ou le cheval et le débardeur, mais entre un pêcheur et des oiseaux, c’est vraiment étonnant! Repas à l’hôtel ce soir. Voilà une journée encore une fois bien remplie et si riche. Demain dernier jour ici à Yangshuo, et nous avons bien l’intention d’en profiter jusqu’au bout…

 Publié par à 14 h 44 min

  3 commentaires à “3-11 Pleuvra, pleuvra pas???”

  1. On ne s’en lasse pas!!
    Vous avez vraiment fait les bons choix, semble-t-il.
    Et vous en retirez un maximum d’émotions positives.
    En plus, voilà ma Lilounette devenue dompteuse de cormorans…extra!
    Bisous à vous 4

  2. Coucou.
    Eh ben voilà y a pas que chez nous qu’il pleut!Un tour du monde ça s’arrose,n’est-ce pas?!
    Ne vous inquiétez pas même chez nous il ne fait pas superbe.Enfin chez nous pas étonnant.

    De très gros bisous à vous,

    Lara

  3. Génial le titre! Nous, c’est une question que nous ne nous posons jamais…
    Super ce petit retour dans le temps avec Hélène et les garçons (dans les studios en plastoque avec les faux rires et tout et tout!)
    Et quelle chanteuse cette Hélène… les cormorans n’ont cependant rien à lui envier!
    L’aventure est toujours aussi plaisante à lire.
    A demain les Kempe…

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