jan 182013
 

C’est fou le nombre de valises et de sacs à dos que l’on rencontre à Bangkok! C’est un lieu de passage presque obligatoire pour tous ceux qui voyagent dans ce coin du monde: des pensionnés aux jeunes fêtards ou aux familles voyageuses en passant par les hordes de chinois qui suivent le petit drapeau du guide en bêlant… On y arrive en avion, on y reste quelques jours pour y visiter les nombreux et différents temples et palais: bouddhistes pour certains ou brassicoles pour d’autres, voir même sexuels pour les plus pervers. Mais il est aussi deux étapes incontournables du séjour dans la capitale: les échoppes de souvenirs et les fauteuils de massage! On la quitte ensuite pour l’une ou l’autre destination, puis on y revient pour un second tour avant de reprendre un vol vers la maison. On peut alors écrire dans son carnet de voyage: Je connais Bangkok. Les plus téméraires écriront aussi: Je connais la Thaïlande, j’ai été à Bangkok… Mais finalement, qui se soucie de la vie qui se cache derrière cette façade touristique? Qui peut prétendre connaître réellement Bangkok??… Pas grand monde sans doute et finalement, malgré trois séjours, nous non plus! Ne cherchez pas de message subliminal au travers de ces quelques mots, c’est juste une constatation. Un nouvel appel peut-être à l’authenticité qui nous est si chère et semble nous manquer après quelques jours de déconnection insulaire…

Nous avons choisi aujourd’hui, après un examen d’anglais réussi à première vue fingers in the nose, d’aller visiter le temple Wat Pho. Ce temple jouxte le Grand Palais et le temple Wat Phra Kaew que nous avions visité avec Père et Mère Noël lors de notre premier séjour à Bangkok. Il est célèbre pour détenir en ses murs le plus grand bouddha couché ainsi que la plus vaste collection de bouddhas de Thaïlande. Il est vrai que ce bouddha couché est impressionnant avec ses 46m de long et ses 15m de haut! Il semble à l’étroit dans la grande salle qui l’abrite. Sur la plante de« > ses grands pieds (au moins du 450 fillette) sont incrustés en nacre 108 caractères bienveillants. Son armature en briques est recouverte de plâtre et dorée à la feuille. Nous ne nous lassons pas du regard et du sourire du bouddha. Ils expriment à merveille la sagesse, l’apaisement, la bienveillance ainsi qu’une espèce d’extase jubilatoire. C’est le nirvana ou la béatitude éternelle, l’état spirituel ultime recherché à travers la méditation.

En ce qui nous concerne, nous méditons beaucoup sur notre voyage… Qu’allons nous faire demain, comment allons-nous aller où, quelles nouvelles aventures nous attendent à la prochaine destination… Ce n’est pas encore le nirvana, mais nos esprits voguent quand même dans une espèce de douce volupté et nous nous sommes progressivement très bien détachés de nos désirs bassement matériels dus à notre condition d’européens basiques… Nous sommes donc sur la bonne voie. Trèves de plaisanteries, notre périple en Asie laissera c’est certain un impact sur notre spiritualité. Le visage du Bouddha ne nous laisse pas indifférents… Nous nous sommes déjà mis d’accord pour qu’une statue du Bouddha prenne place à la maison à notre retour. Mais celles que l’on apprécie ici sont un peu trop encombrantes pour s’en coltiner une encore pendant 6 mois! Peut-être qu’en cherchant bien chez IKEA…!?!? Pour autant qu’il n’ait pas des bois de rennes sur la tête!!!

Au détour de la visite, nous découvrirons encore quelques-uns des 394 bouddhas qui ornent les galeries autour des temples principaux. Le Wat Pho est aussi le centre national d’enseignement de la médecine traditionnelle thaïlandaise, qui comprend le massage. Le roi Rama III, qui est par ailleurs inhumé en ces murs, lui donna comme mission de perpétuer ces traditions alors en voie de disparition. Mission entièrement réussie serait-on tenté de dire au vue du nombre incroyable de salons de massage installés dans les quartiers touristiques… Rama III peut reposer en paix! Maintenant, à savoir si tous ces masseurs et masseuses sont issus de la grande école traditionnelle du Wat Pho!?!? Nous émettons quelques réserves…

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Retour dans notre village touristique de la rue Khao San et environs. Pour souper nous nous offrons un repas come back indien au resto en bas de l’hôtel. Quel plaisir de retrouver ces saveurs, ces parfums; ce piment à vous donner envie de descendre une bière Chang large bottle d’un coup sec! Même si nous nous sommes plus ou moins habitués à manger épicé, y a des fois, surtout pour les enfants, ça arrache vraiment trop fort!!! Conclusion de la journée: Sophie se sent de mieux en mieux, la cheville de Benoît a tenu bon à ce galop d’essai, nous sommes donc prêts pour notre escapade campagnarde. Départ demain matin vers Kanchanaburi (encore un bon plan des Lausteloutho… merci les amis).

 Publié par à 13 h 38 min

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