jan 182013
 

Deux à trois heures de route pour rejoindre en sifflotant la petite ville de Kanchanaburi, au nord ouest de la capitale. Pouhhaa! Une promenade de santé, un millimètre sur la carte de notre itinéraire, une descente au Seven Eleven du coin… D’abord prendre un taxi pour la gare des bus sud puis y embarquer dans le bon bus en sifflotant. Trois taxis avant de trouver un prix correct, non mais faut pas exagérer, ils nous prennent pour des touristes ou quoi ces chauffeurs!!! Nous expliquons notre plan de route au chauffeur. Il nous propose de nous emmener directement à notre destination… Un peu plus cher que le bus bien entendu mais c’est tentant… Négociations… Sifflotements… OK, roule ma poule… En deux heures nous sommes rendus. Nous débarquons en sifflotant à la Sam’s House où nous avons réservé une chambre. Finalement ça sera deux chambres doubles pour le prix convenu. On s’installe et on se repose un peu en sifflotant, nous sommes tous assez fatigués. Puis vers 15h, nous partons de pied, et en sifflotant, pour aller visiter le célèbre et incontournable pont de Kanchanaburi. Finalement il est un peu plus loin que ce que Benoît avait estimé… Un bon km au lieu des 500m prévus. Du coup, on sifflote un peu moins fort… Haaa, le voilà enfin et le sifflotement reprend de la vigueur. Là vous devez vous demander « Mais pourquoi sifflotent-ils depuis le matin? ». Mais parceque nous allons visiter le célèbre pont de Kanchanaburi bien entendu… « Oui et quel rapport? » Allez vous me dire… Mais bande d’incultes, iconoclastes, historiens d’eau douce, bachibouzouks, cinéphiles de pacotille… Le pont de Kanchanaburi, c’est le Pont de la Rivière Kwaï!!! Vous vous souvenez du film? Les prisonniers qui quittent leur camp en sifflotant au nez de leurs geôliers japonais un air de chansons anglaise « Hello le soleil brille » pour se rendre sur le chantier du pont. Je suis sûr que vous l’avez encore en tête cet air devenu célèbre sous le nom de « La Marche du colonel Bogey » dès la sortie du film, allez, laissez-vous aller et sifflotez donc avec nous…

Ici l’histoire rejoint la fiction. En 1942, l’armée japonaise avait pour objectif de rallier la Thaïlande et la Birmanie par une ligne ferroviaire. Elle envoya donc plusieurs dizaines de milliers de prisonniers de guerre, principalement anglais australiens et néérlandais, dans la jungle inhospitalière de cette région afin d’y construire les 415 km de cette ligne et d’établir un pont de 300m enjambant la rivière Khwae (vrai nom de la rivière) ici même. En plus des dangers propres à la jungle sauvage, de la malaria, les ouvriers devaient affronter des conditions de travail et de détention effroyables. On estime que 100000 d’entre eux y trouvèrent la mort. Cette ligne ferroviaire fut d’ailleurs surnommée « The death railway », la voie ferrée de la mort… Au terme de 16 mois de travail acharné (au lieu des 5 ans prévus par les ingénieurs japonais!!!), la ligne fut inaugurée. Le pont fut utilisé pendant 20 mois avant que les alliés ne le bombardent en 1945. Il fut reconstruit par la suite. Comme dans le film, c’est d’abord un pont de bois qui fut édifié, avant d’être remplacé par le pont métallique actuel.

Nous avons bien entendu traversé le pont en sifflotant en mémoire des soldats morts ici. Au milieu de l’édifice joue un violoniste. Il ne connait que 2 airs qu’il répète inlassablement: La Marche du colonel Bogey et Lady Gaga! Mélange des genres!!! Par contre les japonais sont toujours là, accompagnés de quelques chinois! Mais avec d’autres sortes de mitraillettes… Retour chez Sam en taxi. Le soir nous décidons d’aller manger en ville dans un resto recommandé par le Lonely Planet. Nous trouvons en sortant de l’hôtel un tuk tuk local: une mobylette side-car avec deux banquettes. Nous mangeons dans une décoration birmane assez spéciale. Pour Lilou, ça devient une habitude, elle se rend directement en cuisine pour observer le travail de préparation du repas! Papa et Maman sont un peu gênés de la voir si curieuse et effrontée. Mais avec son sourire, elle arrive toujours à se faire accepter des cuisinières. Elle engage aussi la conversation et fait sourire tout le personnel! Elle est trop comique notre puce. Et puis finalement, ça n’a l’air de déranger personne, loin de là. Alors vas-y chérie, apprends donc à cuisiner de bons petits plats que tu pourras refaire à la maison plus tard… Pour le chemin du retour après le repas, pas moyen de trouver un transport! Nous devons nous taper les 2 km à pied… Moins gaie la balade digestive… Et un bon film (non pas Le Pont de la Rivière Kwaï, on ne l’a pas!!!) pour combler Sacha avant de s’endormir… sans siffloter… Je crois qu’il y en a qui vont nous maudire de leur avoir mis cet air stupide en tête pour toute la journée…

 Publié par à 15 h 14 min

  3 commentaires à “17-1 Kanchanaburi en sifflotant…”

  1. Toujours avec vous les amis!
    :-) )

    « The bridge of the kwaï river » comme disait Poelvoorde dans « les marches de la gloire » … Cinéphile de pacotille toi-meme! :-) ))

    Bonne continuation mes chéris!

    Nb le grand feu des jeunes fut une nouvelle reussite: a-t-il deja fait aussi chaud dans ces chapiteaux au mois de janvier?? Plein de monde et une super ambiance ! Meme Tante Didine y a remis les pieds!

  2. Coucou les kempe, en classe on viens d’ étudier sa . Le grand feu était super cool de gros bisous à tous bisous bisous Romane.

  3. Coucou ,
    Je viens de recevoir votre carte merci , ça me fait très plaisir .
    Et pour répondre a tes questions Sacha , les voisins ils vont bien, Laeti c’est pour demain (normalement !)
    ;-) , l’école tout va bien … ( je me doute que pour toi tout va bien ! ;) )

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