fév 152013
 

Le train de Port Fairy arrive comme prévu en gare de Pélican’s Water à 10h. Nous descendons de notre super wagon-cabin pour embarquer dans le Pajero. Adélaïde nous attend, toujours prête à nous guider à travers ce pays qu’elle connait par cœur. C’est dommage qu’elle ne peut nous donner quelques commentaires historiques ou culturels… Nous avons décidé de changer de cap: un quart de tour à droite et nous montons vers le nord. Nous quittons donc avec un peu de regret la côte pour entrer à l’intérieur du pays. La route se résume à de longues, très longues lignes droites qui traversent de grands, très grands pâturages et champs de blé jaunis par le soleil. C’est un peu monotone mais cette campagne ne manque pas de charme avec ces grandes étendues entrecoupées de bosquets du bush original. Après avoir traversé la petite ville de Dunkeld, nous apercevons au loin les contreforts des Grampians, notre objectif du jour. Il s’agit d’un massif« > montagneux qui recèle un des sites naturels les plus remarquables du Victoria. Nous quittons les pâturages et la route s’élève doucement à travers une jolie forêt. Il est vers midi lorsque nous entrons dans Halls Gap. Halls Gap est une charmante petite ville entourée de montagnes. C’est le de point de départ principal des nombreux sentiers de randonnée et de la route touristique qui traversent le parc national. De part et d’autre de la rue principale s’alignent les hébergements, quelques commerces, des restaurants et des agences de loisirs. Pendant les vacances la ville est assaillies par les campeurs mais le reste du temps, comme à cette saison, Halls Gap demeure très paisible, les kangourous broutent sur les pelouses devant les maisons sur fond de gazouillis des perroquets… SAUF un week-end par an, lors du festival de jazz de Halls Gap, le deuxième week-end de février… Bingo! Ça commence aujourd’hui! La rue principale est fermée à la circulation et des chapiteaux ont été installés un peu partout dans la ville. Nous parvenons quand même à rejoindre la station service pour étancher notre soif et celle de Pajero, puis nous nous rendons à l’office du tourisme tout proche. Nous aimerions en priorité trouver un logement. Hélas, avec le festival, tout est complet! L’employée nous conseille d’essayer dans la petite ville d’à côté: Stawell. Oui mais à côté ici ça veut dire à 25km! Dînons toujours et puis on verra, on réfléchit mieux avec quelque chose dans l’estomac… Pic-nic au son d’un orchestre dixie, Halls Gap se donne des airs de New Orleans…

Finalement, nous décidons de visiter les sites environnants (qui sont d’ailleurs apparemment les plus intéressants…) en voiture avant de rejoindre Stawell en fin de journée. Nous reprenons la route à travers les montagnes et stoppons à deux points de vue impressionnants. Nous voyons au loin la plaine que nous avons traversée et aux alentours de nombreux lacs perdus au milieu de la forêt. Il y a finalement beaucoup plus d’eau que ce que l’on pourrait penser…

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Plus loin, Benoît se laisse tenter par une des nombreuses pistes ouvertes aux 4×4. Sophie n’est pas d’accord, c’est prendre des risques inutiles, mais Adélaïde connait cette piste et Pajero ne demande pas mieux que de se dégourdir les cardans, alors… Finalement, c’est juste un chemin forestier, pas de soucis et Sophie arrivera même à s’endormir!!! Retour sur le bitume et nous atteignons les Mackenzie Falls, des chutes d’eau. Un sentier abrupt nous emmène au pied de la dernière cascade d’une vingtaine de mètres. Joli spectacle et les enfants en profitent pour se rafraîchir les pieds.

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Nous terminons notre visite des Grampians en prenant la route de Stawell. Nous n’y trouverons pas de cabin disponible et nous innovons donc en essayant un motel. Le motel c’est entre l’hôtel et le cabin: une chambre avec salle de bain mais pas de cuisine. C’est comme dans les films américains, une série de chambres identiques alignées les unes à côté des autres. Rien d’exceptionnel dans cette petite ville mais un Mac Do, parfait pour une connexion… Soirée TV avec Alice in Wonderland (en VO…) et puis dodo. La région des Grampians mériterait largement que l’on s’y attarde quelques jours, il y a de jolies randonnées à faire dans ce coin. Nous croisons assez bien de campeurs sur les routes. Apparemment, le camping fait aussi partie de la culture aussie. Ce n’est donc pas pour rien si il y a tant de campings, de campement en pleine nature, de barbecues ou de points d’informations touristiques. Nous on trouve ça génial…

 Publié par à 1 h 11 min

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