fév 152013
 

En ce 2 juin 1851, Peter Corbett, éleveur de son état, rassemble son troupeau. La moitié des bêtes sont portées manquantes, il faut à tout prix les retrouver! Accompagné de son fils James, Peter part à leur recherche à travers tout son domaine. Après deux jours de chevauchée, ils retrouveront les bêtes, tuées, au fond d’un ravin. Un glissement de terrain récent a emporté les animaux dans une terrible chute d’une vingtaine de mètres. C’est une catastrophe pour la station d’élevage, une perte financière insurmontable. Cela signifie-t-il pour autant que la famille Corbett se retrouve sur la paille? Peut-être pas… James observe attentivement la faille ouverte par le glissement de terrain… Au milieu d’une strate de quartz brille une fine ligne d’un jaune profond et légèrement brillant… James en extrait délicatement quelques petits cailloux et les conserve précieusement dans le revers de son gilet. De retour à la ferme, le moral est au plus bas. Il faut annoncer la mauvaise nouvelle à la famille. Suzan Corbett fond en larmes en servant la soupe du soir à la table familiale… Que va devenir la famille Corbett??? Le lendemain, James se rend à Ballarat, la ville la plus proche, avec ses cailloux en poche et une idée derrière la tête… Il se rend chez le bijoutier. Son verdict est sans appel, il s’agit de pépites d’or!!! James avait vu juste mais n’avait osé en parler à son père de peur de se tromper sur la nature de ces cailloux jaunes. L’avenir de la famille Corbett est sauf, et s’annonce prospère pour plusieurs générations. Ils deviendront mineurs! Harry Trivert, le bijoutier n’a pas su tenir sa langue et bientôt, la nouvelle se répend comme une trainée de poudre dans tout le pays et même au delà: il y a de l’or dans le sol du Victoria, des monceaux d’or qui attendent que l’on vienne les chercher. C’est inévitablement la ruée vers l’or et le gisement est en effet extrêmement riche. On accourt de partout et les concessions se multiplient.*

Le centre du Victoria s’est ainsi véritablement construit sur l’or. Cette grande époque a ainsi vu naître des villes prospères comme Ballarat, « >Bendigo ou Castelmaine, qui ont conservé de nombreux et splendides édifices victoriens. La ville de Bendigo est sur notre chemin, nous y faisons dès lors halte. Nous nous rendons sans traîner à la Central Déborah Goldmine (le Blégny Mine du coin). Il y est possible de visiter les installations en surface ainsi que quelques galeries à 60m sous terre. Même si nous avons déjà connu cette expérience chez nous à Blégny Mine, il est toujours intéressant de visiter une mine pour comprendre comment cette industrie fonctionne et surtout se rendre compte des difficultés du travail de mineur. De plus, dans ce cas, il s’agit d’une mine d’or et pas de charbon. Contrairement au charbon qui se présente en une veine plus ou moins large, l’or quand à lui ne se trouve qu’en petite quantité sous forme de petites pépites, incrustées dans une fine veine de quartz. Dans la région de Bendigo, plus de 5000 puits ont été creusés pendant la période d’extraction. Le mine Central Déborah a été ouverte en 1939 et le dernier chariot est remonté des 500m de profondeur en 1954. Sur les 15 années d’exploitation de ces galeries, c’est près d’une tonne d’or qui aura été « >enlevée aux entrailles de la terre. C’est une rentabilité assez remarquable. Mais le plus étonnant, c’est de se rendre compte qu’une tonne d’or, en volume, cela ne correspond qu’à une caisse en carton!!!! Toute cette roche creusée, explosée, excavée et triée pour un si petit volume de métal jaune… On se rend bien compte de sa densité et surtout de sa valeur! Malgré tout, l’extraction coûtant de plus en plus cher, toutes les mines ont fermé leurs portes dans les années 50, faute de rentabilité. Un autre point commun avec les mines de chez nous. A la fin de la visite, nous avons pu nous essayer à la technique des orpailleurs. C’était très gai! Nous avions chacun une espèce d’assiette creuse qu’il fallait plonger dans un grand bac plein d’eau et de gravier. Après avoir lavé, trié relavé, retrié le gravier en le faisant tourner et retourner dans le plateau, il ne reste qu’un peu de sable dans lequel on peut parfois trouver, si on a bien travaillé et si on est chanceux, une paillette d’or… C’est Lilou qui a gagné haut la main en trouvant plusieurs paillettes dans ses lessives successives. Nous avons bien entendu rassemblé notre butin précieusement dans un petit sachet. Nous sommes riches!!! Visite très intéressante.

Nous nous sommes tellement amusé à chercher de l’or en lavant le gravier que nous avons raté le dernier tramway! Un tramway d’époque qui permet de visiter la ville. Tant pis, mais Pajero fera l’affaire. Nous découvrons en effet de magnifiques bâtiments de style victorien le long de la rue principale qui nous mène au centre ville. Des constructions massives mais richement décorées. Dans le centre, nous nous rendons à l’office du tourisme. Ça devient une habitude, mais c’est tellement pratique ces bureaux d’informations! On y trouve des dépliants, cartes et documents très utiles et très bien faits et le personnel nous aide à trouver des logements. Nous trouvons à nouveau un motel pour cette nuit, parfait. Il faut bien avouer que la gastronomie australienne n’est pas vraiment à la hauteur des beautés naturelles du pays!!! Certes nous n’avons pas le budget pour nous offrir de grands restaurants gastronomiques dans lesquels il doit sans doute être possible d’épater ses papilles. Nous trouvons dès lors un restaurant thaï pour ce soir. Voilà de quoi nous replonger dans quelques souvenirs agréables… Et qui dit restaurant thaï dit Lilou en cuisine!!! Ben oui, il a fallut qu’elle aille jeter un œil dans les woks… Mais comme d’hab, elle a été accueillie avec le sourire. Nous avons très bien mangé et nous terminons la soirée au motel en regardant un grand classique: Dirty Dancing (à nouveau en VO…).

Bon, on fait le point… nous avons visité les deux plus grandes villes du pays, visité le Centre Rouge, vu la Great Ocean Road, les Grampians, les Goldfields… Avec quoi pourrions-nous poursuivre notre découverte de ce fantastique pays??? Nous n’avons pas encore vraiment rencontré d’australiens dans leur vie de tous les jours,… nous avons traversé beaucoup de régions agricoles et nous nous sommes posé beaucoup de questions sur la vie dans ces exploitations agricoles,… et bien, allons donc visiter une ferme! Nous avons justement une bonne adresse. Allez, nous avons une nuit pour nous transformer en: La Famille Ingals Autour Du Monde…

*Pure fiction, Benoît s’essaye au roman…

 Publié par à 1 h 41 min

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