fév 152013
 

Steve et Erin Rolston possèdent une ferme laitière à Cobram, à 250 km en ligne droite au nord de Melbourne, juste à la limite du Victoria. David, un de nos amis est venu travailler dans leur ferme pendant une année il y a deux ans. Il nous avait mis en contact avec Steve et Erin. Après deux bonnes heures de route, et malgré quelques disputes entre Papa et Adélaïde quant à la meilleure route à suivre, nous atteignons Cobram et la ferme Rolston. C’est Claire, la cadette des 4 enfants qui nous accueille dans la maison familiale et nous emmène directement à la ferme et à notre logement, un peu plus loin. Nous nous installons dans une maison proche des installations de la ferme et qui sert de logement aux ouvriers de passage. Claire est étudiante vétérinaire à Wagga Wagga, à 2h de route de Cobram. Les cours universitaires n’ont pas encore repris et elle profite des derniers jours de vacances pour aider ses parents. D’autant plus qu’Erin, la maman, est partie visiter la famille en Nouvelle-Zélande et rentre le lendemain. Nous convenons de nous retrouver vers 18h30 pour rencontrer Steve et assister à la traite. En attendant, nous allons jusqu’à la ville, à 8km, pour quelques courses et nous baigner dans la rivière.

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Nous rentrons donc à la ferme un peu après 18h, pressés de rencontrer le fermier au travail… Steve, Claire et Rob, le second fils, sont en plein « >travail. Nous sommes vraiment impressionnés par les installations: un véritable carrousel qui peut emporter 60 vaches sert à traire le troupeau! Oui, 60 vaches à la fois!!! Et il faut voir comme ça tourne: la vache prend place dans son petit compartiment, son pis est lavé par un jet d’eau, on place manuellement l’appareil de traite, la vache reçoit une dose de granulés, lorsque le lait est tiré l’appareil s’enlève automatiquement et à la fin de son tour de carrousel la vache sort et n’a plus qu’à retourner au pré! C’est incroyable! Et la vache qui réussit à attraper la floche recoit une dose de granulés supplémentaire…Nous sommes bien loin des salles de traite de chez nous où l’on trait 10 ou 12 vaches à la fois… L’ouvrage se termine et pendant le nettoyage Sophie et Benoît discutent avec Steve pendant que les enfants accompagnent Claire pour nourrir les veaux. Steve nous explique que sa « dairy farm » (ferme laitière) compte 350 vaches plus autant de jeunes bêtes. Et pourtant ce n’est qu’une exploitation de taille moyenne!!! Nous sommes étonnés de ne voir aux alentours que des prairies séchées par le soleil. Et Steve nous « >surprend à nouveau en nous expliquant qu’il doit irriguer ses prairies pour faire pousser l’herbe et à cette fin acheter de l’eau! Voilà qui nous surprend, nous qui venons d’un pays où l’herbe pousse si facilement… Steve nous explique aussi qu’il vient de Nouvelle-Zélande et n’est installé ici que depuis 5 ans. Voilà un étonnement de plus! Le travail de fermier semble être plus facile en Australie que chez les kiwis. Voici une première approche riche en découvertes étonnantes. Nous nous souhaitons le bonsoir. Pour nous retour en ville pour le souper dans un nouveau restaurant asiatique. Vous savez quoi, le riz nous manque! Nous étions persuadés qu’après 5 mois de régime rizicole nous n’aurions plus envie d’en voir un seul grain pendant quelques temps. Et bien non, on en redemande… De retour à la ferme clim à fond et roller anti-moustique pour tous: la maison est infectée de moustiques!!! Bzzzz bonne bzzz nuit bzzzz…

Le lendemain, à 6h30, Benoît est réveillé par le bruit du quad de Steve qui est aller chercher le troupeau. Allez, debout, au boulot… Le temps « >d’enfiler un short et un tee-shirt et le voilà à l’étable. Il est temps de préciser que Benoît a toujours été très attiré par la ferme. Il y avait une ferme à côté de chez ses parents et gamin, il s’y rendait dès ses devoirs finis ( et même parfois avant…). Donc, pour lui qui voulait à l’époque devenir plus tard fermier chef de gare, se retrouver dans une ferme, au milieu des vaches, c’est un peu un retour aux sources… Il se revoit assis sur le tracteur de Jacques, aller chercher les vaches avec Mickey, nourrir les veaux avec Parrain, préparer la maquée avec Catherine, rentrer au foin au lieu d’étudier pour les examens et plus tard donner un petit coup de main à Joseph… Alors vous pensez, après quelques minutes d’observation, impossible de résister, le voilà qui se met au travail! Pas facile de suivre le rythme du carrousel au début mais de vache en vache, de pis en pis, ça va de mieux en mieux… Cinq tours de carrousel plus tard (et 350 vaches), il rentre à la maison tout crotté, imprégné de cette odeur bovine si particulière mais heureux comme un gamin…

Après le petit déjeuner, Steve nous emmène pour un tour du domaine. Pour la petite histoire, après la seconde guerre mondiale, le gouvernement a racheté les terres de cette région aux propriétaires des station d’élevage qui les occupaient. Cette immense plaine a alors été quadrillée en parcelles délimitées par des routes: 4 parcelles dans chaque carré. Les routes orientées Nord -Sud portent le nom d’une bataille ou d’une guerre et les routes orientées Est-Ouest portent le nom d’un grand militaire. Chaque parcelle a alors été donnée à un ancien combattant pour qu’il y installe une ferme. Steve a entrepris de grands travaux d’irrigation en décembre. Il s’agit de remplacer le système actuel peu économe en eau. Pour ce faire, de grosses machines de terrassement sont occupées à transformer le relief de tout le domaine. Un canal a été tracé au centre avec un système de portes qui permettront d’irriguer de longues mais étroites zones de prairie. L’eau excédante sera récupérée. « >C’est un travail énorme et impressionnant. La fin des travaux de terrassement est prévue dans quelques jours et la mise en service complète fin mars. Steve a pu compter sur une aide financière gouvernementale pour entreprendre ces travaux. Il mise beaucoup sur ce nouveau système d’irrigation.

La situation des fermiers producteurs de lait en Australie ne vaut pas mieux que celle des fermiers belges. Ici aussi le prix du lait est bien trop bas que pour offrir une rentabilité correcte. De nombreux fermiers ont d’ailleurs déjà jeté l’éponge. C’est exactement le même problème que chez nous à part qu’en Belgique, il ne faut pas payer l’eau pour arroser les prairies, le ciel s’en charge à merveille et pour pas un balle…

Nous regagnons la maison. Steve s’en va chercher son épouse à la gare. Nous travaillons pour l’école avec les enfants. Notre séjour en Australie n’aura pas été très studieux jusqu’à présent! Il est temps de reprendre de bonnes habitudes. Après le travail nous retournons à la rivière. Les enfants s’amusent beaucoup mais sont très attentifs à l’heure, il ne faudrait pas rater la traité des vaches… Retour donc vers 18h et nous rencontrons Erin. Ensuite, au boulot! Sacha et Lilou aiment bien le travail à la ferme et traire les vaches. Ils sont encore une peu petit pour placer la machine sur le pis mais ils ont trouvé de quoi s’occuper: Lilou nettoie la moindre trace de bouse sur la machine avec son tuyau d’arrosage et Sacha gère la machine qui distribue la ration de granulé. Et à la fin, le mieux, c’est d’aller donner à boire aux veaux avec le biberon… Nous rentrons ensuite à la maison. Sacha s’exclame: « Ouf quelle journée, j’ai bien travaillé mais c’est fatiguant le travail à la ferme… » Nous lui rappelons quand même qu’il vient juste de travailler une grosse heure… Mais il a raison, le travail de fermier n’est pas de tout repos et les vaches ne prennent pas de congé, il faut traire tous les jours, matin et soir, même le dimanche.

Ce soir Steve et Erin viennent passer la soirée avec nous. Ils nous apportent un gâteau, une spécialité. Nous nous régalons et discutons longuement. Ils sont vraiment très gentils, belle rencontre… Demain nous reprenons la route, vite au lit, la journée sera longue… Le lendemain, à 6h, Sacha vient éveiller Benoît,: » Réveille-toi Papa, il est l’heure d’aller traire… -Mais non mon chat, il fait encore noir, il est trop tôt, retourne te coucher… » Une demi heure plus tard c’est au tour de Lilou: »Papa, il fait clair, il faut aller traire les vaches… -Ok ma chérie, habillez-vous on y va. -Ouais!!! » Steve et Erin sont bien étonnés de nous voir arriver tous les trois de si bonne heure, surtout les enfants. Mais ils ne voulaient manquer une dernière traité sous aucun prétexte… Après le travail, nous fermons les bagages et partons saluer et remercier nos amis fermiers. Nous aurons passé de bons moments ici à la ferme et rencontré des gens si gentils. Encore un beau souvenir d’Australie… thank you guys, Catcha…

Allez, en route, nous avons 500km à avaler pour rejoindre le Wilsons Promontory. Adélaïde et Pajero trépignent d’impatience…

 Publié par à 1 h 43 min

  4 commentaires à “12-2 Mheuuuuuuuu…”

  1. Salut,

    Je suppose qu’Adelaide est le truc électronique qui te propose des chemins au hasard. Pourtant en Australie il n’y a qu’une route lol. je crois que la dernière étape est Sydney pour rendre la voiture. Si c’est le cas, tu as gardé le meilleur pour la fin au niveau des routes….

    A plus et continuez à profitez et me faire retourner deux ans en arrière

    Yannick

  2. Et bien nous avons tous ici la preuve que Ben sait palper de la mamelle comme personne! Encore une corde de plus à son arc au cas où Nicolas aurait besoin de son aide dans quelques mois!!!
    Super les gars…

  3. Heureux de voir que ça vous a plu! Enjoy guys…

    David

  4. Wawwww! Trop fort les Kempe! À côté de ça, « Martine à la ferme » peut bien aller se rhabiller!
    Je reprends votre récit après une pause Strasbourgeoise… Tu nous as manqué Ben! On essayera d’expliquer à Dominique pourquoi une vierge a frappé à la fenêtre de sa chambre un samedi très très tôt! :-) ). J’ai vraiment eu l’impression de me replonger avec joie dans un livre abandonné pendant quelques soirs! Encore merci pour ce partage les amis! Bizzzzzzzzzzzzzzzz

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