mar 172013
 

La plus grosse partie de la journée est consacrée aux occupations quotidiennes de courses, ménage et école. Comme prévu, nous prenons plus « le temps » dans l’île nord. Mais à 16h, un chauffeur vient nous chercher pour aller au spectacle… Nous avons en effet réservé une visite d’un village maori avec show et repas typique. Le choix ne manquait pas pour ce type d’activité et nous avons choisi le Tamaki Maori Village. Dennis, notre sympathique chauffeur nous emmène dans son car et nous chargeons d’autres touristes. Dennis nous explique en quelques mots ce qui nous attend et nous apprend à dire bonjour en maori: Kia Ora. Il nous explique que lorsque quelqu’un vous dit Kia Ora, il faut lui répondre la même chose. Kia Ora veut aussi dire « >au revoir, comment allez-vous, etc… Notre chauffeur nous demande ensuite d’élire un chef, qui nous représentera lors de la cérémonie d’accueil au village. Les conditions: être un homme, savoir jouer au rugby ou cricket. Nous avons un passager qui rempli les conditions: c’est un homme, un vrai, et il joue au rugby… il est belge, il s’appelle Xavier et est élu à l’unanimité! Nous y voilà. Trois autres cars nous ont rejoint et tout le monde prend place sur le pourtour d’une enceinte à l’entrée du village. Les quatre chefs de car se tiennent face au portail d’entrée du village… Dennis nous a expliqué en chemin que pour pénétrer dans un village maori il faut d’abord que le chef de la tribu des visiteurs relève le défi du guerrier local?!?!? De même, il est très important de ne pas rigoler et de rester respectueux des coutumes et du protocole… Ok!? Et c’est notre chef Xavier qui a été choisi pour relever ce défi. Visiblement, il prend cette charge très à cœur et ne compte pas se laisser impressionner… Le powhiri, rituel de bienvenue, peut commencer. Voici que plusieurs guerriers maoris costumés, armés et au visage tatoué se présentent tour à tour et exécutent d’impressionnantes démonstrations de leur habileté guerrière agrémentées de cris et de terribles grimaces, les pukana : roulements des yeux et tirage de langue… Franchement ils sont impressionnants… Une femme apparait ensuite au sommet du porche d’entrée et nous chante un karanga. Elle est suivie par le chef du village et son whaikoreo, le discours d’accueil. Un guerrier revient, dépose au centre de la place un rameau de fougère et défie clairement notre chef d’une nouvelle salve de cris, de grimaces et de figures avec sa lance.

 

Mais il en en faut plus pour impressionner notre chef Xavier qui, face au Maori, fier comme un guerrier Gaulois, s’avance solennellement, s’abaisse et ramasse le rameau sans hésiter, malgré une nouvelle démonstration gestuelle et sonore du maori survolté!

Le wero (le défi) est relevé. Le chef du village vient alors saluer notre chef du salut traditionnel: se toucher deux fois nez contre nez en se donnant une main, l’autre étant déposée sur l’épaule et en prononcant bien entendu  »Kia Ora… ». Le chef accueille toute l’assistance, tout le monde répond « Kia Ora », et il nous autorise à entrer et visiter son village. Quelques petites cabanes ont été reproduite dans la forêt. Nous assistons à une démonstration de jeu de « poi » (prononcez poï): des boules en tissus au bout d’un cordon que les femmes manipulent en chantant. A la fin, on nous demande de reprendre la chanson tous ensemble. Devant une autre cabane, deux guerriers nous apprennent aussi à exécuter un Haka. Ici aussi, au final, il faut reprendre la danse guerrière tous ensemble! Rassemblement général, nous découvrons la cuisine du village. La cuisson se fait dans un four souterrain et à la vapeur, grâce à l’activité géothermique. Pas bête!!! Les cuissots ouvrent le four et nous présentent le hangi, le repas traditionnel maori, qui nous sera servi tout à l’heure.

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On nous demande ensuite de rejoindre sans trainer la salle de spectacle: « Kia Ora…- Kia Ora… » Nous assistons au spectacle de chants, de « >danses, de jeu avec des bâtons, de manipulation d’arme, de Haka… Voici aussi une chanson d’amour typiquement maori… On se croirait au spectacle du Roi Lion à Disney!!! Et à la fin: »Kia Ora…-Kia Ora… » Reprenons la chanson tous ensemble, chantez avec nous et reproduisez les même gestes… Et ho!, c’est le Club Med ici ou quoi????

Y a pas à dire, ce groupe folklorique ferait sensation un lundi de fête à Saive, pour l’aprés-midi des pensionnés… Mais nous, à vrai dire on espérait un peu autre chose…

Allez hop, sans trainer nous nous rendons au restaurant pour le hangi. Alors au menu: viande de poulet et d’agneau, poisson, moules, carottes, pommes de terre, patate douces et quelques salades variées. Très très bon. Les moules sont particulièrement grosses et goûtues, Benoît fait une razzia… Buffet dessert: apparemment ce sont les Maoris qui ont inventé le gâteau au chocolat, la crème anglaise, la meringue et la boîte de conserve de pêche au sirop…!? Il nous reste à écouter et reprendre ensemble le chant d’adieu devant la maison commune, « Kia Ora, et que Dieu vous garde… -Kia Ora et thank you very much… »!

Bon, voilà, c’est terminé! Qu’à -t-on appris de la culture maori? Pas grand chose de plus que lors de la visite (gratuite celle là…) au musée Te Papa de Wellington à vrai dire… Bon, d’accord, il y avait les costumes, les grimaces et les tatouages (faux) des guerriers, les Kia Ora, et ces gens étaient bien sympathiques… Mais… On dira que au moins comme ça, la culture et les traditions maoris se perpétuent…

Dennis nous fait bien rire dans le car pendant le voyage retour. Il chante une chanson dans chacune des langues représentées dans le car, même en japonais. Nous avons eu droit à « Alouette gentille alouette ». Nous finissons donc la soirée sur une bonne note. Kia Ora…

 

 Publié par à 2 h 46 min

  2 commentaires à “13-3 Kia Ora…”

  1. Kia ora! à vous tous.
    Enfin, on vous retrouve.
    ça continue à bien se dérouler, dirait-on.
    Les découvertes, les lieux étonnants, les paysages et les couleurs…
    Merci de revenir nous les faire partager; c’est vrai que c’était long!
    Allez! Bisous à vous 5.

  2. On vous a appris à dire Kia ora, et vous l’avez sûrement répété souvent.
    Ici, pour le moment, l’expression à la mode c’est: Habemus papam!
    Alors Sacha, « papam » c’est quel cas de la déclinaison du mot « papa » ?
    Je suis sûr que tu l’as déjà identifié…
    Bizzzz

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