mar 182013
 

Le tableau dépeint hier de notre visite au village Tamaki était il est vrai un peu trop négatif mais à peine exagéré. Quoi qu’il en soit, nous en voulons encore. Nous voulons en savoir plus sur le peuple maori mais aussi sur l’activité géothermique et observer des geysers. La ville de Rotorua est une sorte de marmite à pression qui lache ses vapeurs un peu partout: dans les parcs, dans les jardins, par les bouches « >d’égouts… Mais pour voir les phénomènes plus importants comme les geysers, les sources d’eau chaude, les bassins de boue bouillonnantes, il faut payer! Et oui, la machine à dollars est bien organisée… Une seule possibilité donc, visiter un des deux autres villages. Nous optons pour le village thermal Whakarewarewa. Quand on aime on ne compte pas… Ce petit village d’une trentaine de maisons est parsemé de cratères fumants, de bassins de boue bouillonnante et de piscines thermales. Dans certaines de ces dernières l’eau se met à bouillonner à intervalles réguliers. Dans une autre, l’eau dépose en débordant des minéraux colorés. Les gens vivent ici, au milieu de ce chaudron! En nous rendant vers la salle de spectacle, nous admirons les jolies sculptures de la Marae du village: la maison commune maori. C’est un lieu très important dans la culture maori, son architecture représente un ancêtre: la faîte est la colonne vertébrale; les chevrons les côtes et l’abri qu’elle offre « >accueille les descendants. On y célèbre des événements importants. Nous aimons beaucoup les sculptures qui ornent les montants du porche d’entrée ainsi que les motifs colorés peints sur les chevrons. Même si le christianisme s’est largement répandu lors de la colonisation, les rites sacrés maoris sont encore largement répandus et célébrés dans les marae. Nous assistons au spectacle qui est sensiblement le même que la veille: des chants, des danses, le Haka et les jeux de bâtons et de poi. A notre grande surprise, nous reconnaissons un des acteurs de la veille! -Qu’est ce que vous faites dans la vie Monsieur? Et bien je suis guerrier maori à temps plein, je passe ma vie en torse nu et jupette à jouer avec ma lance, à crier et faire des grimaces. Y a pas de sot métier…- Les chants accompagnés à la guitare en sont la preuve, le peuple maori est bel et bien un peuple du grand Océan Pacifique. Nous avons vraiment l’impression d’entendre chanter un groupe tahitien. Après le spectacle, en allant vers le point de vue sur les geysers, nous traversons le cimetière du village. Étant donné la nature du sol, les gens se font « enterrer » au dessus du sol. Voici le geyser au loin, deux trombes d’eau et de vapeur qui s’élèvent à plusieurs mètres. C’est beau mais on est un peu loin.

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Nous retraversons ensuite le village et regagnons le Kempe-van. Il nous reste une dernière visite à faire ici. Rendez-vous compte, nous n’avons pas encore vu de kiwi! (l’oiseau…) Mais il y en a au Rainbow Springs, un parc d’attractions à la sortie de Rotorua. En route, allons voir ça… Le kiwi est un oiseau en voie de disparition en NZ, dans la nature et dans les parcs d’attraction aussi! Il faut avoir de très bons yeux pour pouvoir observer des kiwis en captivité dans un enclos à peine éclairé… Mais bon, on pourra dire:  » Oui bien sûr on a vu des kiwis… ». Décevant! Par contre on a vu des centaines de belles grosses truites dans les bassins du parc, il y en a plein dans le lac de Rotorua et de Taupo, mais c’est un peu moins exotique… Nous quittons Rotorua. Nous sommes contents d’avoir approfondi nos connaissances de la culture maori et d’avoir pu observer les phénomènes géothermique. Par contre, nous sommes assez déçu du mercantilisme touristique omniprésent. Ici il faut payer pour tout et payer beaucoup! La différence avec l’île sud est édifiante… Nous poursuivons la route au nord pour rejoindre la côte et la Bay of Plenty. L’objectif suivant est la péninsule de Coromandel. Étape camping sauvage mais autorisé à Waihi Beach…

 Publié par à 9 h 37 min

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