avr 112013
 

Lever à 7h, petit déj, bouclage des sacs et à 8h départ en taxi vers le terminal des autobus alors que le jour se lève doucement sur Puerto Natales. Les Kempe bougent aujourd’hui, ils poursuivent leur irrésistible remontée vers le nord. Faisons donc un peu le point sur les données géographiques actualisées de notre périple:
-le point le plus septentrional (au nord) que nous ayons atteint est et restera La Grande Muraille de Chine à Mutianyu, avec 40°26′ de latitude nord
-le point le plus austral (au sud) que nous ayons atteint, il y a quelques jours, est et restera Punta Arenas, Chile, avec 53°09′ de latitude Sud
-le point le plus oriental (à l’est) que nous ayons atteint est le même que le point le plus occidental ( à l’ouest); puisque nous effectuons un tour complet du globe terrestre, il correspond à la longitude opposée à notre point de départ c’est à dire 174°66′ de longitude Ouest, en plein Océan Pacifique, que nous avons franchi pendant le vol qui nous amenait de Auckland à Santiago
-l’altitude maximum à laquelle nous avons mis les pieds est actuellement de … m , mais ce record devrait prochainement être pulvérisé
-la profondeur maximale où nous ayons posé nos palmes est de -2, 3 ou 4m dans les eaux cristallines de Koh Tao, Thaïlande
-le point le plus bas que nous ayons atteint ne correspond pas à 0,20m allongés sur une plage magnifique au bord du Golfe de Thaïlande les pieds dans l’eau, mais bien à -60m dans une galerie de la mine d’or de Bendigo, Australie
-nous visitons notre 3ème continent, nous sommes en route vers le 11ème pays et nous avons déjà parcouru ??? milliers de km…
-ET ON EN VEUT ENCORE!!!…

A 8h30 pétante (prout…) le bus démarre. Le chauffeur est une grosse brute pas sympa pour un sous! Mais c’est lui qui est au volant alors on va rester poli et courtois pendant les 5 heures que devrait durer ce voyage. Le jour s’est levé maintenant mais il fait très gris, le ciel est menaçant. En moins d’une heure nous atteignons la limite du territoire chilien. Nous quittons la Patagonie chiliene, la région de Magalanes, la Province de La Ultima Esperanza, un nom qui en dit long… Tout le monde dehors en file indienne devant le seul guichet ouvert aux étrangers du poste frontière. Brrr! Fait pas chaud… Après 3/4 d’heure, tout le monde a reçu son cachet de sortie, Hasta Luego Chile! Trois petit km plus loin, voici le poste frontière argentin. Nous nous préparons à ressortir dans le froid pour aller quérir notre précieux sésame mais non! Brutus (prénom trouvé au chauffeur…) récolte les passeports de tous les passagers et s’en occupe personnellement!!! Nous pouvons donc rester bien au chaud dans le car et c’est tant mieux puisque l’Argentine nous accueille avec une belle averse de neige! Oh! je vous entends d’ici: ah enfin les Kempe dans le froid et « >sous la neige, bien fait tiens, à chacun son tour!!! Sans commentaires… Soulignons que pour passer en Argentine il faut traverser la Cordillère des Andes. Elle n’est pas bien haute à cet endroit mais suffisamment pour qu’on ait installé ici une petite station de ski. Nous voyons en effet les pylônes des remontées mécaniques. Mais ce n’est pas la saison, dans quelques mois seulement.
Après une bonne demi-heure, Brutus revient et distribue les passeport estampillés. Du coup il a tout de suite l’air plus sympathique…

Bon et si on roulait maintenant!? On a passé plus de temps à l’arrêt qu’à rouler jusque là! Nous traversons une ville minière: extraction du charbon. Mais apparemment sans puits, à l’horizontale droit dans la colline semble t-il. Au pied du terril il y a un tournoi de jeunes de rugby, comme à Naimette le samedi matin… Puis nous bifurquons et empruntons la célèbre et légendaire Ruta 40. A l’instar de sa consœur nord américaine la route 66, la Ruta 40 traverse tout le pays mais par contre du nord au sud: 5100km entre LaQuiaca et le Cap Virgenes. Ici elle est goudronnée mais ce n’est pas le cas partout. Longues lignes droites interminables et paysage semi désertique fait de collines rocheuses arides et de plaines herbeuses jaunies par la sécheresse… Vastes étendues monotones de la Patagonie… Plus loin l’autobus bifurque à gauche et nous quittons la 40. Plus loin encore, au passage d’un col, nous découvrons un rio (rivière) bleuté qui s’écoule en dessinant de « >larges arabesques dans la plaine. Et tout au bout de l’horizon, tel un mirage dans le désert, le Lago Argentino. Il s’agit de la plus grande surface d’eau d’Argentine avec 1600 km². Enfin sur les rives du lac, El Calafate, destination finale.

Taxi vers l’auberge de jeunesse America del sur où nous recevons un des meilleurs accueils depuis le début du voyage: sourires, poignées de mains et moultes explications sur la vie à l’auberge et les activités à faire dans le coin. Nous nous installons dans un dortoir pour 4 personnes avec salle de bain privative. Ça commence bien… Nous descendons en ville en fin d’après-midi. L’artère principale est bordée de nombreuses boutiques, de magasins de souvenirs, d’équipements de sport aventure et d’agence touristique. De quoi vous délester facilement de quelques voir tous vos pesos… Étonnamment, de nombreux bâtiments présentent une architecture de type chalet de montagne en moellons et rondins de bois! Alors que nous avons l’impression d’être au milieu d’un désert sec et chaud. Mais en effet, on distingue tout au loin les sommets enneigés des montagnes environnantes.

Nous rentrons à l’auberge pour le repas du soir, une spécialité de la gastronomie Argentine proposée ici tous les 2 jours: l’incontournable asado, la grillade de viande, le barbecue argentin. Le bœuf argentin n’a pas démérité à sa renommée, miam miam… Nous avons passé le repas et la soirée avec des gringos américains venus visiter leur fils et le pays. Ils étaient émerveillés de notre voyage « awesome!!! » que Sacha a raconté intégralement et en anglais s’il vous plaît…

Et bien, voici la fin d’une longue journée, au dodo…

 Publié par à 22 h 34 min

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