avr 252013
 

Nous venons de passer trois jours de bon temps à Buenos Aires avec la famille Sivy. C’était très gai de partager la découverte de cette ville avec une autre famille de tourdumondistes. Nous nous entendons à merveille, enfants et parents; et nous avons tant de plaisir à nous raconter nos aventures et nos impressions. Trop chouette rencontre!!!Le 20, jour de notre arrivée, nous avons d’abord fait une bonne sieste une fois que notre chambre a été disponible. Nous sommes ensuite partis « >visiter le quartier: le vieux marché couvert Mercado San Telmo et ses antiquaires et avons poussé jusqu’aux anciens docks, témoignages du passé portuaire du quartier. Souper paëlla: un peu cher comme toujours mais bon.

Dimanche 21, nous retrouvons les Sivy au petit déjeuner puis partons ensemble pour la journée. Le dimanche à San Telmo, c’est jour de feria, le marché. Toute la rue Defensa, la place Dorego et quelques rues adjacentes sont fermées à la circulation et envahies par les étals des artisans et brocanteurs. On y trouve absolument de tout, du beau au très moche, du très vieux aux créations innovantes. Nous avons beaucoup de plaisir à parcourir le quartier, il y règne une ambiance bon enfant, un peu comme une fête de village. Nous nous arrêtons aussi un bon moment pour assister à un inévitable spectacle de tango.

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Le tango! Il est né ici à Buenos Aires dans les années 1880. A cette époque, les immigrés européens, pour la plupart des hommes pauvres, « >arrivaient principalement d’Espagne ou d’Italie en Argentine pour y tenter fortune. Loin de leurs épouses et de leur pays, ces hommes venaient chercher le réconfort dans les cafés et maisons closes. Là, il leur arrivait de danser avec les serveuses ou les prostituées, une danse qui ressemblait parfois à un affrontement et où se mêlaient machisme, passion et désir. Le caractère vulgaire du tango parvint à séduire quelques jeunes rebelles de la haute société qui l’emportèrent à Paris où l’on s’enthousiasma: sur les pistes de danse des cabarets chics, le désir pouvait s’exprimer de façon acceptable. La mode s’étendit à l’Europe et même aux États-Unis. Lorsque la danse désormais célèbre et plus élaborée revint à Buenos Aires dans les années 1910, elle s’était dotée d’une respectabilité méritée. L’âge d’or du tango commençait à peine. De nos jours, le tango connait une véritable renaissance dans toutes les tranches d’âge et des cours sont dispensés un peu partout dans la ville. Nous sommes scotchés devant les danseurs, quelle intensité, quelle émotion dans cette danse, c’est captivant, magnifique… Le tango est sans aucun doute la danse qui symbolise au mieux la relation amoureuse entre un homme et une femme. A côté de cela, on a de quoi se sentir ridicule avec nos séquences slows au bal du samedi soir… Il y a de nombreuses soirées repas-spectacle tango proposées en ville pour les touristes mais nous préférons de loin cette petite troupe de 3 danseurs qui partagent leur amour pour la danse pour quelques pièces déposées dans un chapeau.

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Nous terminons notre balade sur la Plaza de Mayo dans le quartier Microcentro où se dresse la Casa Roja (la maison rouge), siège du gouvernement de l’actuelle présidente Cristina Kirchner. Le soir, nous mangeons ensemble dans un petit resto avant de rejoindre l’hôtel.

Le lendemain travail scolaire pour tous les enfants et rebelotte après-midi. Cette fois nous prenons le métro pour nous rendre au quartier de La « >Recoleta. Nous dinons dans une de ces nombreuses petites gargotes de délicieux empenadas avant de gagner le célèbre cimetière de La Recoleta. Ce cimetière offre dernière demeure à de nombreux personnages qui ont marqué l’histoire du pays. Nous découvrons ainsi par exemple la sépulture de Eva Peron. De sa naissance dans une famille pauvre de la Pampa à son arrivée au pouvoir aux côtés de Juan Peron, Eva Duarte de Peron est devenue une des personnalités politiques les plus admirées et les plus controversées de la planète. Affectueusement baptisée Evita, la première dame en vint presque à faire oublier que c’est son mari qui gouverna l’Argentine de 1946 à 1955. Durant ses deux mandats, Peron profita grandement de la popularité de sa femme qui nommée ministre de l’Emploi et des Affaires Sociales, prit un grand nombre de mesures en faveur des pauvres, des femmes et des « >enfants. Le passage au pouvoir du couple Peron reste toutefois controversé, notamment en raison de l’autoritarisme du régime péroniste. Le couple n’hésitait pas en effet à jeter ses opposants politiques en prison ou à interdire les journaux d’opposition. Lorsque, peu de temps avant sa mort, Evita prononça dans un discours « Je reviendrai, je serai des millions… », elle n’avait sans doute pas conscience de la valeur quasi prophétique de ses paroles. Elle mourut en 1952 à l’âge de 33 ans seulement, victime d’un cancer. Symbole d’espoir pour de nombreux argentins, Eva Peron a pratiquement été élevée au rang de sainte par les classes populaires du pays. Les sépultures du cimetière sont assez remarquables par leur taille et leur architecture artistique. Certaines sont toutefois fort dégradées et certains cercueils sont visibles ou carrément accessibles. Il n’en faut pas plus pour nous amuser (ou nous faire peur!!!) à imaginer leurs occupants en sortir le soir pour danser un tango et se déhancher (dans tous les sens du terme…) sur Thriller…
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A la sortie du cimetière, nous parcourons l’Avenida del Libertador qui traverse de beaux quartiers et de grands parcs. Nous avons beaucoup marché et c’est avec plaisir que nous nous posons enfin chez Ugi’s, la pizzeria du coin, pour y déguster la fameuse et unique pizza maison: la mozzarelle tomate. Nous n’avons jamais entendu les enfants se plaindre de la longueur de la balade aujourd’hui! Normal quand on a des compagnons de route…

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Le 23 c’est le dernier jour à Buenos Aires pour les Sivy qui ont un vol le soir pour Rio. Petit déjeuner ensemble, travail scolaire chacun chez soi puis nous nous retrouvons pour un dernier repas en familles au Cafe Federal. Nous étions pour notre part assez pressés puisque nous avions un rendez-vous chez le dentiste. Mais il a fallut reporter ce rendez-vous d’une heure, ça n’avançait pas en cuisine… Nous quittons Agathe, Margaux, « >Martine et Vincent Sivy dans de grandes embrassades. Nous avons passé de si bons moments ensemble… Après le Brésil les Sivy suivent le même parcourt que nous vers l’Equateur. Nous gardons le contact et devrions sans doute encore nous retrouver au pied d’un ascenseur avant la fin du voyage… Merci les amis… Vite à notre rendez-vous dentiste. Lilou a deux incisives qui poussent au travers de la gencive par dessus les dents de lait qui ne se decident pas à tomber et pour Benoît: « F´ai ‘al ´à au ‘ond en ´aut à d’oite do’teu’… » Résultat: une incisive plus une molaire belges pour la collection internationale du dentiste!!! On a fait de la place pour une des bonnes dents de Lilou mais pour Benoît, c’est un peu plus embêtant car il n’y en aura pas d’autre pour boucher le trou… Bah, au moins ça ne fait plus mal… Nous rentrons donc en solitaire à l’hôtel. Nous nous sentons si seul sans nos amis tourdumondistes, que nous n’avons même pas envie d’aller manger. Et puis il y en a deux qui ont la bouche encore à moitié endormie… Une glace Mc Do suffira donc pour souper!

Enfin, aujourd’hui le 24, nous partons visiter le fameux quartier de La Boca. Ce quartier populaire de la capitale est avant tout connu pour son « >stade et son équipe de football: Boca Juniors, l’équipe de Diego Maradona avant qu’il ne quitte le pays pour exporter son art en Italie. Nous n’avons pas manqué de venir admirer les couleurs jaunes et bleues qui colorent le stade et ses environs. Mais les façades en tôles ondulées des maisons modestes de La Boca s’ornent de bien d’autres couleurs. Proche du port, ce quartier était autrefois peuplé d’ouvriers et de dockers qui récupéraient les fonds de pots de peinture utilisés pour peindre les navires afin de décorer leurs maisons. Aujourd’hui le quartier est devenu hyper touristique et les couleurs des façades des restaurants, bars et boutiques de souvenirs un peu trop tape à l’œil à notre goût, mais la visite valait quand même la peine.

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Les argentins sont des gens extrèmement croyants. Comme partout en Argentine et encore plus à Buenos Aires, la sainte trinité est présente et s’affiche absolument partout: le dieu Maradona, le Messi et le Pape Francisco… Nous mangeons le soir au Cafe Federal, là où nous avions partagé notre dernier repas avec les Sivy hier midi.

Voici donc un résumé des derniers et premiers jours bien chargés à Buenos Aires en compagnie des amis Sivy. Demain c’est déjà notre dernier jour à Buenos Aires et nous avons encore quelques endroits à visiter… Pour finir de vous rassurer, si ces quelques nouvelles n’étaient pas assez explicites, sachez que le moral des Kempe est au beau fixe!

 Publié par à 12 h 59 min

  2 commentaires à “24-4 Buenos tiempos en Buenos Aires…”

  1. On dirait que Sacha a l’air un peu perdu au milieu de toutes ces filles… ;-)
    bisous

  2. Et bien les parents, je vous attends dès votre retour pour une démo endiablée de tango …
    Chouette voyage,chouette récit, chouette rencontre …
    Biz

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