avr 282013
 

Dès le début du XVIème siècle, dix ans à peine après la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb (1492), d’autres explorateurs espagnols commencèrent à s’aventurer dans l´estuaire qui forme une large échancrure dans la côté est du « nouveau monde ». Selon la rumeur, de grandes quantités de minerai d’argent existaient dans cette région. C’est d’ailleurs pour cette raison que le conquistador Sebastian Cabot baptisa le fleuve Rio de la Plata (fleuve de l’argent). De même, une partie du nouveau territoire fut directement baptisée du nom latin désignant le précieux métal: argentum (Argentine). L’aristocrate espagnol Pedro de Mendoza -celui qui a donné son nom à la ville et pas celui des Mystérieuses Cités d´Or… mais on le cherche pour toi Dan…- donc ce fameux Pedro de Mendoza fut le premier à tenter d’installer une colonie permanente sur l’estuaire, en 1536. Débarquant sur le site de l’actuelle Buenos Aires, il baptisa les lieux Puerto Nuestro Señora Santa Maria del Buen Aire (Port Notre Dame Sainte Marie du Bon Vent, …il aurait pu trouver plus court!). L’optimisme fut de courte durée, les indiens Querandi, pour défendre leurs vivres et leur territoire, se révoltèrent. Quatre ans plus tard, Mendoza remontait sur son bateau, direction l’Espagne, sans une once d’argent. Il mourut d’ailleurs pendant la traversée. Il aurait mieux fait de rester chez lui à regarder des corridas en mangeant de la paella et en buvant de la cerveza celui-là, mais bon, quand l’appel du voyage et de la fortune est là… !!!

Il fallut alors attendre la fin du XVIème pour qu’une véritable colonie ne s’installe et prospère durablement sur ces terres. Toutefois, la couronne espagnole privilégiait alors Lima comme plaque tournante du commerce entre la métropole et les colonies, ce qui priva Buenos Aires de tout transfert vers l’Espagne pendant deux siècles. La position géographique idéale de la ville finit cependant par attirer les intérêts de marchands qui y établirent un florissant commerce de contrebande avec le Brésil portugais et les autres puissances européennes. La richesse ainsi générée fut en grande partie à l’origine de  la croissance initiale de la ville. Il fallut attendre la fin du XVIIIème siècle pour que l’Espagne reconnaisse enfin l’importance de Buenos Aires dans le commerce transatlantique direct et n’en fasse la capitale de la nouvelle vice-royauté du Rio de la Plata, en 1776. En 1810 la capitale coupait les ponts avec l’Espagne. Buenos Aires prospérait grâce à son port, au commerce de la viande et des exportations de produits agricoles. Les immigrés affluaient, des fortunes se bâtissaient et au début du XXème siècle les porteños parvenus se faisaient bâtir de somptueuses résidences à la française.

Nous avons d’ailleurs un peu l’impression de nous promener dans Paris cet après-midi! A quelques pas des belles boutiques et des galeries « belle époque » aux décors somptueux de l’avenue Florida, nous dénichons LA librairie française de la ville. Il faut faire le plein de livres, les derniers achetés à Santiago sont lus, relus et certains même échangés avec les amis Sivy!  Même s’il reste bien des choses à découvrir, nous aurons finalement eu un bon aperçu de Buenos Aires. Malgré ses proportions gigantesques, ses perpétuels travaux, sa saleté et sa pollution, la ville des porteños  aura réussi à nous charmer. Ce qui nous a le plus plu est l’aspect rétro de la ville. Le manque de moyens est sans doute le frein majeur à la réhabilitation de certains bâtiments ou quartiers, mais, à n’en pas douter, les habitants aiment à entretenir et promouvoir l’aspect suranné de leur ville. Il faut certainement y voir également toute la nostalgie des années prospères… Ce soir nous prenons un énième bus vers le nord est. Demain changement de décor, la forêt tropicale et ses merveilles aquatiques nous attendent… Allez, fouette tes chevaux fougueux chauffeur…

 

 Publié par à 18 h 12 min

  3 commentaires à “25-4 Asta luego Buenos Aires et Bons Vents les Kempe…”

  1. Les Kempe dans la forêt … ça va être chaud. Une petite mygale dans le décolleté de So, une petite souris dans le short de Lilou et on va entendre un cri strident jusqu’ici…
    Quant à toi Ben, tu dois retrouver Mendoza comme on a dit…
    Bonne continuation les gars

  2. Très intéressant le cours d’histoire, géo, politique …
    Toujours aussi instructif et agréable de vous lire!
    Je me réjouis de votre retour mais… que lirais-je le matin en buvant mon café???? :)
    Biz à vous

    • Coucou Dominique, c’est super que tu nous lises toujours…bravo pour ta régularité hihi!! Le temps passe super vite et en effet….on se sent déjà un peu sur le chemin du retour. Snif snif on t’embrasse bien fort et toute la famille aussi, biz de nous 4. Sophie

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