mai 022013
 

Le Rio Iguazu prend source dans la province du Paranà au Brésil. Après un parcours de plus ou moins 1 320 kilomètres – dont 1205 pour la partie exclusivement brésilienne et 115 servant de frontière -, l’Iguazu se jette dans le Paraná au niveau de la Triple frontière entre Argentine, Paraguay et Brésil. C’est, 23 kilomètres en amont, que se déploient les célèbres chutes de l’Iguazu, un des sites les plus époustouflants de la planète, qui fait aujourd’hui partie du Patrimoine mondial de l’Unesco. Nous nous levons tôt ce matin pour aller visiter le site. Un taxi doit nous y emmener depuis l’hôtel. Nous grimpons dans ce qui devait être une voiture!!! : démarrage par deux fils qui sortent du capot et rejoignent le tableau bord par la porte du conducteur, plus de vitre côté passager avant, levier de vitesse remplacé par une tige, plus de poignée d’ouverture des portes à l’arrière, bruits de courroie et de roulement,… mais ça roule… Après une vingtaine de kilomètres, nous arrivons à l’entrée du parc. Le Rio Iguazu marque ici la frontière entre l’Argentine et le Brésil et l’on peut visiter les chutes des deux côtés. Chacun des pays possède ainsi son parc national: le Parque Nacional Iguazu du côté Argentin et le Parque Nacional do Iguaçu du côté brésilien. Aujourd’hui ce sera le côté argentin.
Parque Nacional Iguazu 27-4
Nous avions prévu d’arriver tôt mais nous sommes pourtant, à 9h, déjà un peu tard! En effet, plusieurs groupes de visiteurs d’une cinquantaines de personnes chacun sont bien alignés devant les tourniquets d’entrée! On se croirait à Walibi ou encore en Chine!!! Bon, nous « >prenons notre mal en patience et notre place dans la file… Il est vrai que nous sommes un samedi, sans doute pas le jour le plus calme de la semaine… Une fois entrés, nous empruntons (entre deux groupes…) un sentier à travers la forêt qui nous emmène vers un des arrêts du petit train qui dessert l’ensemble du site. Nous y croisons les habitants des lieux: des coatis. Ce sont de drôles de bête de la taille d’un gros chat, avec une longue queue annelée comme un raton laveur et un museau allongé. Ils sont assez amusants mais on nous a prévenu, interdiction de leur donner à manger ou de les approcher, ils peuvent se montrer agressifs! Nous les observons donc en gardant nos distances. Voici la station du train et… la file de voyageur qui attendent! Nous avons plusieurs possibilités pour visiter le site au départ de cet endroit: le sentier supérieur, le sentier inférieur ou encore prendre le train vers le sentier de la « Garganta del Diablo » (la Gorge du Diable). Comme nous adorons faire la file, nous décidons de commencer par le train vers la Garganta del Diablo… Ne cherchez pas pourquoi, c’est comme ça… Après 3/4 d’heure d’attente, nous prenons enfin place dans un wagon et effectuons les 2km de voie ferrée. A la sortie de la « gare », nous admirons de nombreux papillons qui s’abreuvent dans une flaque. Ils sont très nombreux et très colorés. C’est une redécouverte pour Sacha et Lilou. C’est vrai que ces gracieux insectes se font de plus en plus rares par chez nous. Ici il y en a à foison et bien plus colorés. Il y en a même un qui porte le nom de 88 en rapport au dessin sur ses ailes. Nous voici à « >l’entrée du sentier constitué de passerelles qui enjambent la rivière. Sur une île, nous rencontrons cette fois des oiseaux qui ressemblent à une pie. Ils sont curieux et s’approchent. De la passerelle suivante au dessus de l’eau nous découvrons une tortue qui prend le soleil sur un rocher et des gros poissons chats. Que de vie et que d’animaux! Au loin un grondement sourd se fait entendre et un nuage s’élève par dessus les arbres, nous approchons… Encore quelques passerelles et nous y voilà: la Garganta del Diablo, l’eau s’engouffre dans une chute en demi cercle dans un bruit de tonnerre et avec une puissance incroyable. Nos visages sont fouettés par les embruns, c’est une véritable douche! L’eau est littéralement pulvérisée en fines gouttelettes, c’est à se demander si la moindre goutte arrive en bas de la cascade. Il est d’ailleurs impossible de voir le fond, 80m plus bas. A cet endroit prend brusquement fin le plateau basaltique sur lequel s’écoule la rivière. Ce sont des milliers de m3 d’eau qui se déversent dans le vide à chaque seconde, c’est absolument prodigieux!!! En deux minutes nous sommes complètement trempés, lessivés! Waouw! Nous sortons enfin de ce nuage, heureusement il y a un beau soleil qui nous séchera vite. Mais quelle expérience, ça commence fort…

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Demi tour par le même sentier. Nous nous laissons tenter par une descente en bateau pour rejoindre le point de départ des autres sentiers. Avant« > d’atteindre les chutes, le Rio se divise en de nombreux bras qui alimentent les fameuses « cataratas » (cascades), séparées par des récifs cachés, des îles, des rochers. Nous prenons place dans un gros raft et un pilote guide nous emmène à travers ce dédale. Il nous montre un caïman qui prend le soleil dans les fourrés! Continuez donc votre bronzette sans vous dérangez monsieur le caïman, on ne sait jamais qu’une de vos belles quenottes ne viendrait malencontreusement crever un des boudins de notre radeau… Voici là haut à la cime d’un grand arbre un nid de fourmis, là-bas les racines longues d’une bonne dizaine de mètres d’une orchidée qui plongent dans l’eau, et à nouveau de nombreux papillons. La balade est très agréable, il fait beaucoup plus calme ici dans la forêt. Mais soudain le courant devient de plus en plus rapide… Manifestement notre pilote ne maîtrise plus son embarcation… Un grondement parvient à nos oreilles et s’amplifie… Nous sommes emportés par le courant… Nous sortons de la forêt et apercevons le vide à quelques mètres devant le bateau, ce sont les chutes!!! C’est fini, nous allons basculer dans le vide…

Mais non Lilou, rassure-toi, nous sommes bien en dehors des courants et notre pilote connaît le bon chemin, rien ne peut nous arriver… En effet nous débarquons au sec. Toutes ces émotions nous ont creusé l’appétit, pause picnic… Une fois restaurés nous empruntons le sentier inférieur. Comme dit plus haut, le Rio se divise en de nombreux bras en amont et l’eau se jette du haut de plusieurs dizaines de cascades réparties sur 2km de longueur. Imaginez l’immensité du site… Quelques coatis nous guident le long des passerelles. Nous passons d’abord au dessus de deux petites chutes puis après avoir descendu quelques volées d’escaliers, nous approchons au plus près d’une haute et large cascade. Quel spectacle et à nouveau quelle douche!!! Ces chutes nous offrent un paysage vraiment exceptionnel, d’une beauté si sauvage et pure, quelque chose du jardin d’Eden… En descendant jusqu’à la rivière il est possible de traverser en bateau vers l’île San Martin (encore lui, El Libertador…) où un sentier offre encore une autre vue. Mais les eaux sont trop hautes nous a-t-on dit et la traversée est fermée! Nous terminons donc notre visite côté argentin par le sentier supérieur tout aussi impressionnant.

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À 17h, après être passé par les inévitables boutiques et étals de souvenirs, nous reprenons notre …taxi (?)! Nous sommes enchantés de notre journée et de nos découvertes animales, végétales et surtout …cascadales. Quel spectacle naturel. Nous nous réjouissons déjà de découvrir l’autre côté…

Parque Nacional do Iguaçu 29-4
Hier journée de travail, de piscine et de repos à l’hôtel. Et ce matin en route pour le Brésil « Pa la la la lalala la la pa la la laaa la la laaa la la Samba« > do Brasil… » Lever à la fraîche et vite se préparer et déjeuner. Pour ne pas répéter l’expérience du taxi pourri, nous avons prévu de nous rendre au parc en bus et le départ est à 8h10. Alors que nous approchons du terminal des autobus, un taxi nous accoste: 200 pour l’aller et le retour… C’est 80 pesos d’économisé… Ce taxi si est en bon état!!!… Ok Señor, adelante… Nous quittons bientôt l’Argentine et nous voici… « Pa la la la lalala la la pa la la laaa la la laaa la la Samba do Brasil… » au Brésil! Mais étonnamment les douaniers ne dansaient pas la samba avec des plumes sur leur képi et dans le pantalon sur les quais de la frontière?!?! Avant de nous amener au parc proprement dit, Eduardo notre chauffeur bien sympathique nous dépose et nous accompagne au Parque de Aves, un parc ornithologique (parc des oiseaux). Eduardo est un guide excellent car il a étudié la botanique et les plantes médicinales. Il nous commente la visite tant côté ornithologique que botanique, cool! Après quelques petites cages, nous entrons dans d’immenses volières où vivent des dizaines d’oiseaux. Nous avons directement un gros coup de foudre « >pour les toucans! Quels oiseaux magnifiques avec un plumage noir luisant, une queue rouge dissimulée, une gorge blanche, de beaux yeux rouges et enfin et surtout cet énorme bec jaune orange et rouge. Son bec lui donne un air sympathique et de plus ils ne sont vraiment pas peureux puisqu’ils s’approchent de nous en sautillant sur les rambardes. Voici notre nouvelle mascotte!!! Nous avons beaucoup aimé aussi la volière des colibris et des papillons (les « mariposa » comme s’amuse à répéter Lilou en faisant rrrrrouler le R…). Et pour terminer la visite, en bouquet final: les magnifiques aras bleus, rouges ou jaunes. Ce parc vaut vraiment la peine d’être visité! Allez, en route vers les cascades…

 

 

Eduardo nous accompagne à nouveau. Nous comprenons qu’il est une sorte de taximan guide accompagnateur. Il a une petite carte pendue au coup, il connaît tout le monde et ne paye rien! Il doit sans doute avoir une petite commission pour les visiteurs qu’il amène ici… Nous espérons juste qu’il ne nous demandera pas un supplément en fin de journée en prétextant qu’il nous a accompagné en plus de la course en taxi!? Après « >tout, nous nous étions mis d’accord pour 200 donc ça restera 200! Nous prenons nos tickets d’entrée puis un bus nous emmène à travers le domaine. Il marque les arrêts aux différentes possibilités d’activités du parc. Eduardo nous conseille fortement de faire la balade en bateau en bas des chutes. Cela nous avait tenté avant-hier du côté argentin mais on avait trouvé ça assez cher. N’empêche c’est impressionnant… Et en plus on avait finalement pas fait de jet boat en NZ… Ici c’est quand même un peu moins cher… Allez ok, va pour le bateau! D’abord nous grimpons dans une remorque aménagée: le safari … Deux kilomètres de promenade dans la forêt avec un guide et des commentaires sur la vie dans la forêt tropicale. Tu parles, deux explications sur deux sortes d’arbres… Soit! Ensuite un petit sentier pédestre qui descend vers la rivière… Sans plus! Et nous voici au dessus de l’embarcadère. Nous achetons 4 ponchos en plastique, on nous a prévenu nous allons être mouillés?!?! Nous voilà bien beaux, on dirait 4 jambons sous cellophane!!! Attention, la famille jambon embarque! C’est vrai que les gens qui reviennent ont vraiment l’air trempé de la tête au pieds… Qu’est ce qui nous attend? Le long Zodiac a fait le plein de passagers, le pilote lance les deux gros moteurs de toute leur puissance et nous remontons le Rio Iguaçu à une belle vitesse. Voici un premier rapide, ça secoue, le pilote s’amuse dans le courant, surfe les vagues et nous passons, c’est très gai! Un second rapide encore plus gros et impressionnant et nous passons à nouveau, quelle puissance ces moteurs et on sent bien que le pilote a l’habitude de naviguer dans de tel courants. Virage à droite en sortie de rapide et voici les chutes vues d’en bas. Vision panoramique magnifique… Dommage il fait très gris aujourd’hui et il semble qu’il y ait un peu moins d’eau qu’il y a deux jours. Mais ça reste splendide! Allez on est réparti dans les rapides, droit sur la Garganta del Diablo. Waouw, ça secoue! Nous approchons de deux hautes chutes, le bateau ralenti, s’approche, nous entrons dans le nuage d’eau, encore… encore… encore un peu… et ça y est, nous sommes carrément sous la cascade! Nous recevons des trombes d’eau, c’est terrible! A peine le temps de reculer pour reprendre son souffle et nous voici à nouveau sous la drache sous l’autre chute… Quel bazar!!! On ne regrette pas nos ponchos mais l’eau passe quand même par on ne sait où?! Ce n’est pas une douche, c’est un Karcher naturel!!! Holala que de flotte mes amis… C’était terrible mais tellement impressionnant et gai. Nous ne remonterons pas plus haut, impossible de s’approcher plus de l’énorme chute Garganta del Diablo. Qu’est ce que ça doit être là-bas en dessous!?!? Demi-tour donc et à fond dans les rapides. Nous croyons en avoir fini de la douche et avions déjà ôté les capuches. Bien mal nous en a pris, le bateau tape dans les énormes vagues du rapide et nous en prenons une de plein fouet! Flatch, plouf, bloub, nous sommes à nouveau rincés!!! Et on enchaîne avec un virage à fond à gauche… puis un autre à droite… waouw, on est vachement secoués… c’est trop gai… Retour à l’embarcadère et fin du rodéo aquatique! C’était génial. Mais nous sommes tous plus ou moins mouillés et le soleil n’est pas là pour nous sécher aujourd’hui, du coup nous avons un peu froid. Une jeep puis une nouvelle remorque nous ramène au point de départ où nous retrouvons Eduardo. Nous reprenons un bus pour la dernière étape de notre visite: le sentier panoramique. C’est le même « >principe que du côté argentin mais la vue est différente d’ici, nous avons en effet une vue panoramique des chutes, c’est à nouveau grandiose. Le sentier se termine au plus près de l’extrémité de la Garganta del Diablo, dernière petite douche!

 

 

 

 

 

 

 

Un dernier bus nous dépose à l’entrée du parc et nous reprenons le taxi d’ Eduardo. Nous avons faim, l’eau ça creuse! Il est 15h et nous n’avons pas dîné. Eduardo nous emmène dans un resto. Chouette il y a des légumes!!! Nous faisons le plein de vitamines végétales mais aussi de protéines carnées avec de délicieuses grillades. Nous n’avions jamais vu Lilou mangé autant! Notre bref séjour au Brésil se termine, retour en Argentine. Pour terminer la journée nous demandons à Eduardo de nous emmener aux 3 frontières, l’endroit où le Rio Iguazu se jette dans le fleuve Parana. D’un côté de l’Iguazu c’est l’Argentine, de l’autre le Brésil et de l’autre côté du Parana c’est le Paraguay. Chacun des pays a placé un monument en forme de pyramide peint aux couleurs nationales. D’ici nous voyons les trois monuments. Retour enfin à l’hôtel. Voilà donc notre visite des Chutes d’Iguazu terminée. Nous en revenons encore une fois ébahis par la beauté de la nature et estomaqués par la puissance des éléments. Nous regrettons toutefois l’aspect trop touristique des visites. Des deux côtés on joue à fond la carte de l’éco-tourisme en proposant de sois disant balades en forêt. Certes c’est un véhicule propre (train ou tracteur électrique) mais les commentaires ne sont vraiment pas à la hauteur. Le petite descente en raft au dessus des chutes était pas trop mal. Quand au tour en bateau sous les chutes, le moins que l’on puisse dire c’est que l’on en a pour son argent tant en terme de sensations que de flotte. Nous resterons sur un sentiment assez semblable qu’après la visite de la Baie d’Halong, c’est beau mais vraiment trop touristique et trop cher. Ha oui, le parc des oiseaux c’était vraiment bien. Voilà Dan, tu as raison, Iguazu ça ne vaut pas la cascade de Coo et les activités c’est moins bien que Plopsa Coo!!! Quand à la question de savoir quel côté est le plus joli, nous répondrons comme Eduardo: Iguazu c’est un seul et unique ensemble de cascades qui n’appartient ni à un pays ni à l’autre, pour apprécier Iguazu il faut le voir dans son ensemble…

 Publié par à 16 h 11 min

  Une commentaire à “27-4 Les chutes de l’Iguazu…”

  1. Bon ok les gars, c’est mieux que la cascade de Coo!
    Magnifique, prodigieux… on manque de mots! Et en vrai, ça doit être tout simplement incroyable.
    En plus, j’adore tous les animaux que vous croisez: ils me rappellent les encyclopédies que je feuilletais quand j’étais enfant… « Oh un toucan, oh un coati… »

    Biz et bonne continuation…

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