mai 252013
 

Nous venions à Cochabamba pour rencontrer un ami d’amis que nous avions rencontré au pays, quelques mois avant le départ. Hélas, il a du s’absenter et n’est pas en ville! Dommage… Nous avons quand même profité de nos deux jours à Cochabamba. Rien à voir avec Sucre, Cochabamba est une grande ville moderne et « riche ». Les bâtiments ont certes moins de charme que ceux de la ville blanche, mais il fait bon se promener dans les petites rues de la ville, s’asseoir sur un banc de la place 14 de Setiembre pour y regarder passer la vie bolivienne où visiter les monuments historiques. Durant notre petit séjour, nous avons fait une visite très intéressante au Couvent de Santa Teresa. Il s’agit d’un couvent de l’ordre des Carmélites. Ces religieuses se consacrent entièrement à la dévotion à la Vierge. Nous n’avons pas bien compris (commentaires de la guide uniquement en espagnol…) et retenu les dates, mais l’ordre des Carmélites a été réformé à une certaine époque (c’est ici que tu vas pouvoir nous éclairer de ta science catholique Bonne-Maman…). Avant cette réforme, les Carmélites vivaient totalement recluses dans leur couvent. Elles n’avaient pas le droit de sortir, les visites de la famille étaient permises une fois par mois derrière des barreaux et une tenture et surveillées par une autre sœur (aucun contact visuel ou physique), aucuns effets personnels, les contacts et échanges avec les autres sœurs limités à 1heure par jour, le silence était de rigueur pendant la journée et les repas! Dur dur!!! Afin de s’assurer sa place au paradis, il était d’usage que l’aînée de la famille entre au couvent. Un système de classe était établi en fonction de la dote versée par la famille: les plus fortunées accédaient au grade de « voile noir » et se consacraient à la prière, à l’étude et aux nobles tâches; les moins fortunées recevaient un « voile blanc » et se consacraient au service des « voile noir » et à la prière; enfin les plus pauvres devenaient des « sans voile » et se consacraient aux tâches les plus pénibles comme la cuisine ou le ménage et au service des « voile blanc ». Le couvent, fondé en 1760, fut détruit par un tremblement de terre. La construction d’une nouvelle église fut entreprise mais l’architecte avait vu trop grand et il s’est avéré que la construction n’aurait pas pu supporter le poids de la coupole prévue. Une troisième église fut donc bâtie à l’intérieur même de la seconde, et est toujours en place. Nous avons aussi visité le joli et reposant cloître. Aujourd’hui, 9 religieuses vivent dans un autre couvent plus moderne construit à côté de l’ancien. Nous avions d’ailleurs rencontré l’une d’elles en cherchant l’entrée du couvent pour la visite. Elles se consacrent toujours en priorité à la prière mais ont quand même droit à une vie plus ouverte sur l’extérieur. Les enfants ont été impressionnés par cette visite et par les conditions de vie des sœurs. Les photos n’étaient pas autorisées…

Après cogitation, Lilou nous a annoncé qu’elle préférait Bouddha parcequ’il est toujours souriant et que les temples en Asie étaient bien plus jolis et que du coup elle veut devenir bouddhiste! Pas de problème chérie, demain nous irons te faire raser la tête…

Et puis il y a eu l’ascension du Cerro San Pedro en télécabine pour aller saluer El Cristo de la Concordia. Cette montagne ne vaut certes pas le « >Corcovado qui surplombe Rio et sa baie, mais par contre, le Cristo de la Concordia est quelques dizaines de centimètres plus haut que le Cristo Redentor! De là haut, la vue englobe toute la cuvette où se loge Cochabamba, entre les hautes montagnes qui l’entourent.

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Ce matin, vendredi 24, nous avons pris un bus pour rejoindre La Paz. Un bus cama argentin (les autocollants des destinations et une grande photo de la région des lacs sont toujours collés dessus) qui s’offre une seconde vie en Bolivie. Il a déjà quelques heures de route sous les roues n’es les sièges ne sont plus de première fraîcheur… Un long col nous a amené sur l’Altiplano, une large plaine entre 3500 et 4000m d’altitude. Les habitants s’y consacrent à l’agriculture et à l’élevage. Lilou a une nouvelle fois été victime d’une petite crise du mal des voyages en altitude, comme lors de notre arrivée à San Pedro de Atacama. Mais cela n’a duré que quelques dizaines de minutes et nous savions à quoi nous en tenir donc pas de stress… Le personnel du bus n’est pas des plus aimable! L’accompagnateur refuse de nous ouvrir les toilettes et le chauffeur ne veut pas s’arrêter pour une pause pipi! Il a fallut que Benoît élève un peu le ton pour que l’on ouvre les toilettes, mais juste une fois!!! Pas très sympas…

En fin de journée, nous atteignons la capitale. Au détour d’un virage, à 4000m, nous découvrons une vue extraordinaire sur la ville qui s’étale en contrebas, emplissant toute la vallée du Rio Choqueyapu et débordant en s’accrochant aux parois raides de la gorge. Magnifique, à couper le souffle… Installation à l’hôtel Milton (oui avec un M et pas un H…) et repas du soir dans un petit resto cubain du quartier. Le soir, avant de nous coucher, nous avons eu la visite de Bruno, le papa Séchet! Nous avions convenu de nous retrouver dans cet hôtel pour passer encore un jour ou deux ensemble à La Paz. Bon, il va falloir à nouveau prendre un peu de temps pour s’acclimater et profiter de la ville. Demain c’est jour de fête à La Paz… A suivre…

 Publié par à 23 h 31 min

  8 commentaires à “23-5 Cochabamba…”

  1. Et bien, je suis bien content d’apprendre que pour les hommes, les portes du paradis sont toujours ouvertes.Mais il en faut des sacrifices pour entrer au paradis quand on est une femme… à méditer mesdames… elles avaient tout compris ces chères soeurs… :) !
    Je ne viens pas de me faire des copines avec ce commentaire-là à mon avis…
    Fort bien les amis, on se réjouit de découvrir La Paz… en espérant que vous y êtes vraiment :)

  2. Salut les amis,
    Que de péripéties vous nous faites vivre et que la terre est belle quand elle est si bien décrite par des gens qui l’apprécient. Les hommes sont parfois un peu plus imprévus et ont finalement les mêmes aspirations ou revendications partout dans le monde.
    Je ne serai pas original en vous disant que l’hiver approche et je vous conseille de garder vos vêtements et bonnets pour rentrer fin juillet car cela devrait correspondre à une nouvelle période glaciaire !
    Saint Louis prépare la fin de l’année et nous avons trouvé nos horaires d’examens dans la « Dropbox » : selon que l’on est puissant ou misérable, on a plus ou moins de surveillances à effectuer … (c’est Caro qui dit cela!)
    Pour info, les PDG se réunissent chez JP Blocks le mardi 18 juin à 12 h, si vous n’avez rien prévu ce jour là, on vous attend.
    Continuez à nous faire rêver et surtout découvrir. Bises à tous Jean Luc

  3. Gros bisous de la part de Tanguy!! :-)

  4. Bonsoir les choux,
    Voici 2 mots sur les carmélites. C’est Thérèse d’Avila ( la grande Thérèse ) carmélite espagnole, avec Jean de la Croix, carme, ( qui plus tard fondra les Carmes déchaussés comme les pères de Chèvremont) réforment, en 1562, la vie au carmel: prière et pauvreté à travers l’humilité et une vie cloîtrée, entièrement contemplative. Thérèse de Lisieux, carmélite (la petite Thérèse) est au hit-parade. Natacha Saint Pier a mis en musique des poèmes d’amour de Jésus écrits par Thérèse . Gros succès…
    Lilou, moi aussi , j’aime les bouddhistes! Quand tu seras rentrée, nous irons faire du yoga, pour t’habituer…
    Bisous
    Maman

  5. Bonjour à vous 4….je suis très régulierement vos aventures,mais ne suis pas une anacharnées des comm’s comme Mr Daniel ;) MAGNIFIQUE aventure qui prend fin doucement…gros bisous à Lilou de Nina.PROFITEZ

    • Salut la famille, merci pour votre message, cela nous fait toujours très plaisir de recevoir des petits mots. Le voyage touche presqu’à sa fin…c’est fou comme cela passe vite. on essaye de profiter de chaque instant. On espère que vous allez tous bien …et on vous fait de gros bisous, surtout à Nina de la part de Lilou:-)

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