mai 272013
 

La plus haute capitale du monde… La Paz est une ville agréable à découvrir, à condition de respecter l’adage local: » camina lentito, come poquito… y duerme solito » (marche lentement, mange peu… et dors seul)! Sophie est d’accord sur les deux premières propositions… Pas avec la troisième, mais uniquement pour une question de chauffage conjugal, les nuits ne sont pas bien chaudes ici… La Paz est une ville singulière, l’horizontalité n’existe pas! On monte ou on descend tout le temps. Contrairement aux villes bâties sur du relief « >plus traditionnelles, ici le centre est chic (enfin, chic à la bolivienne…) et plus on s’en écarte et que l’on monte, plus c’est populaire et pauvre. Nous avons du plaisir à flâner dans les rues animées de la capitale: des cholitas s’installent sur les trottoirs, assises sur une bâche au milieu de leurs jupons, le chapeau melon bien coincé sur la tête, et entourées de leurs fruits, leurs légumes, leurs pieds de porc ou leur camelote à deux sous; il y a des marchés un peu partout et des petites bawettes sur les trottoirs; La Paz est une ville très commerçante. Tout pousse à la flânerie, car sitôt que l’on essaye de presser le pas, l’altitude nous rappelle à l’ordre, l’essoufflement nous gagne et il faut s’arrêter quelques instants.

Alors, vous voyez où je veux en venir…??? une ville commerçante… un beau soleil… l’altitude qui pousse à prendre son temps… En résumé, les conditions idéales pour le shopping!!! Les filles deviennent expertes en tissus et en bijoux, Sacha en ponchos et en instruments de musique. Quand à Benoît, il s’intéresse aux grigris, talismans et remèdes traditionnels aymaras au Mercado de Hechiceria (marché des sorcières). On y trouve par exemple des fœtus de lama de toutes tailles! Ils sont enterrés dans les fondations des maisons en guise de cha’lla à Patchamama (offrande à la déesse mère de la terre). Il y a aussi Ekeko, le dieu du foyer, le gardien et le dispensateur des biens matériels. La coutume consiste à accrocher à une petite statue représentant l’idole, les miniatures des biens que l’on souhaite acquérir dans l’année à venir. Intéressant…

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Tout en flânant et en shoppignant, nous avons quand même réussi aujourd’hui à descendre le « Prado », l’avenue centrale de la ville; aller chez le coiffeur pour les garçons; atteindre un point de vue sur la ville et une plaine de jeu qui a ravi les enfants; la Plaza Murillo où se dressent la cathédrale et ses jolis vitraux, la palais présidentiel et d’autres bâtiments officiels; et la place San Francisco avec sa basilique de même nom, mélange de style espagnol et mestizo du XVIe siècle. Les jupes des cholas ont pris un peu de longueur par rapport à la province ainsi que des couleurs beaucoup plus vives et le melon est de rigueur dans la capitale. Par contre, il est toujours aussi difficile d’être autorisé à prendre une photo! Nous sommes étonnés et un peu déçus de l’accueil que réservent en général les boliviens à leurs visiteurs! En dehors des commerces (ça c’est comme partout…), nous ne nous sentons pas vraiment les bienvenus. Même l’humour de Benoît ne fonctionne pas pour décocher un sourire! C’est dommage…

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Hier soir nous avons passé une dernière soirée avec la famille Séchet. Ils partaient ce matin à l’aube pour quelques jours dans la forêt amazonienne puis enchaineront avec le Pérou puis enfin les États-Unis. Nous ne nous reverrons donc plus au cours de nos voyages. Mais rendez-vous est pris pour des retrouvailles en Europe. Demain ce sont les Sivy qui débarquent ici, nous ne sommes pas seuls!

Aujourd’hui nous avons fêté notre troisième Fête des Mères de l’année! D’abord au Chili, puis chez nous et aujourd’hui en Bolivie. Alors encore une fois Bonne Fête à nos Mamans: Bonne-Maman et Mamy qui nous suivent de près, décomptent les jours en coupant un mètre ruban et se réjouissent de retrouver leurs Amours et Choux; de même qu’à toutes les autres mamans du monde entier…

Ce soir c’est soirée musicale et culturelle, Zorrino un musicien local vient nous raconter son pays en musique et en chanson dans notre chambre d’hôtel, rien que pour nous! Voici d’ailleurs deux vidéos que nous adorons de Zorrino et son grand orchestre: http://www.youtube.com/watch?v=EupNhrJzQuI&feature=share&list=FL3qO5v3dj9ocKjvEJVDbLiQ ; http://www.youtube.com/watch?v=OJKXAK5LkKY&feature=share&list=FL3qO5v3dj9ocKjvEJVDbLiQ

C’était la musique de fond dans la jeep lors de l’excursion dans le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni, on est devenu accros…

 

Vous avez vu, juste ici en haut à droite… Et oui, 60 jours! Il reste deux petits mois avant le retour… Comment se sent-on? L’échéance arrive à grand pas et nous commençons à nous y préparer, tout doucement, en pensant au retour dans notre maison, aux retrouvailles et à toutes ces petites choses de la vie quotidienne que nous avons oublié: enfiler un jeans, faire les courses le ménage la cuisine (moins gai ça!!!), manger ceci ou cela… Même si la famille et les proches nous manquent de plus en plus… pas vraiment envie de rentrer… Nous comptons bien en tout cas en profiter jusqu’au bout…

 Publié par à 23 h 46 min

  3 commentaires à “27-5 La Paz…”

  1. Excellente la photo ,Ben… je propose que tu débarques du train dans 2 mois fagoté ainsi!
    Et ne me dis pas que les Boliviens ne rigolent pas en te voyant comme ça… c’est qu’ils ont vraiment un gros souci alors…
    Un peu gore quand même vos histoires de foetus de lama … ;)
    Bye bye les gars, profitez bien de vos deux derniers mois…
    Biz

  2. Benoît,
    Pour les  » non wallons » qui suivent vos exploits, tu devrais traduire ce joli mot « bawette ».
    Nous, en bons liégeois, on « voit » ce que c’est; les autres, j’suis pas sûr.
    Bisous à vous 4.

  3. Hello,

    Quelle déception!!!
    Je pensais que les deux vidéos étaient consacrées aux concerts privés de Benoit.
    Je suis certaine qu’il excelle à la flûte de pan.
    Sophie, je te vois bien avec une mini-juppette et des cuissardes danser sur les airs de Benoit.

    Plus que deux petits mois pour profiter de chaque jour, de chaque instant de ce formidable voyage que vous nous offrez.
    Bonne continuation.

    Anne-France

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