juin 012013
 

Il est 8h15 ce matin, nous embarquons dans un avion à l’aéroport El Alto de La Paz, 4000m d’altitude, le thermomètre affiche 0°… À 8h45, donc après un vol d’une demi heure, nous atterrissons à Rurrenabaque, petite ville aux portes du bassin amazonien, 274m d’altitude, 31° et une humidité à couper au couteau… Incroyable Bolivie!!! Notre avion de la compagnie Amaszonas ressemble à une saucisse géante équipée de deux moteurs à hélice! L’avion compte 19 places réparties « >de chaque côté du couloir central. Au moins cette fois il n’y a pas de discussion pour savoir qui s’assied au hublot! Juste après le décollage, nous admirons les sommets enneigés qui entourent la vallée de La Paz, c’est simplement magnifique… Nous franchissons la crête dans des turbulences qui se jouent de notre coucou… Nous survolons ensuite une mer de nuage blancs, avant d’y plonger droit dedans. Lorsque nous perçons la couche d’ouate, c’est un paysage de forêt que nous découvrons à perte de vue. Une rivière aux eaux brunâtres serpente dans la jungle. Elle va en traçant de larges boucles, semble chercher son chemin comme quelqu’un qui se serait égaré. Nous atterrissons dans une clairière, bienvenue à Rurrenabaque…

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Après un passage en ville au bureau de l’agence Fluvial Tours, nous embarquons dans une jeep. Deux passagers y ont déjà pris place: Andrea et Mike, deux jeunes suisses. Retour à l’aéroport pour embarquer trois autres passagers. Si on avait su on serait resté à l’aéroport! Soit. Deux jeunes basques espagnols: Eneko et Amalur, et une coréenne: Sue, nous rejoignent, nous sommes au complet, on peut y aller. Nous sommes donc partis pour un tour de trois jours dans la pampa bolivienne. Pour nous y rendre, de Rurre, nous commençons d’abord par trois heures de piste. Quel changement de paysage, nous retrouvons ici une nature luxuriante, plus rien à voir avec l’Altiplano! L’eau est très présente aussi, de nombreuses mares bordent la longue piste toute droite. C’est une région d’élevage et nous « >apercevons de nombreuses vaches. Ces paysages nous font beaucoup penser au Népal côté Chitwan! A midi nous stoppons à Santa Rosa pour le dîner. Nous profitons du repas pour mieux faire connaissance avec nos nouveaux compagnons de voyage qui sont très sympas. Nous reprenons ensuite la route pendant quelques minutes, nous nous acquittons du droit d’entrée au parc naturel et nous arrêtons enfin au bord d’une rivière où attendent plusieurs longues pirogues. « >

 

 

 

Notre guide-pilote s’appelle Rosario, un petit monsieur bedonnant d’une cinquantaine d’année. La physionomie de la population locale n’a plus rien à voir non plus avec le type quechua ou aymara, nous voici chez les guaranis. Nous transférons les bagages, nous installons sur la pirogue et c’est parti maintenant pour trois heures de navigation.

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L’aventure amazonienne commence réellement ici, sur cette rivière aux eaux boueuses. Sacha a déjà repéré des mouvements de poissons en surface et sur l’autre rive, le museau d’un crocodile dont seuls les yeux et les narines sortent de l’eau! Mais dès les premiers mètres de navigation, c’est une véritable explosion de vie dans et au bord de l’eau: des crocodiles et des caimans nous regardent passer; des hérons, des cormorans et d’autres oiseaux pêcheurs quittent leur poste d’affut à notre approche; des tortues d’eau prennent le soleil sur les branches qui émergent. Plus loin nous rencontrons aussi des capibaras, le plus grand des rongeurs. Dans une anse plus large, pour notre grand bonheur, un dauphin d’eau douce vient nous montrer sa peau rose.

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Que de vie et de diversité, nous sommes enchantés! Rosario nous donne aussi quelques commentaires. Bientôt nous ne comptons plus les crocos, tellement il y en a! Maintenant nous savons ce que veut dire: »une rivière infestée de crocodiles »… Les oiseaux pêcheurs sont aussi extrêmement nombreux, ce qui présage de la manne nourricière que représente cette rivière, cela doit grouiller de vie également sous l’eau. Les rives sont soit abruptes, soit en pente douce mais toujours en terre boueuse. Des broussailles couvrent les berges ainsi que quelques grands arbres. On remarque bien que les berges ne sont pas stables, le courant assez important creuse petit à petit les rives boueuses et nombres de grands arbres, faute de substrat, se sont affalés dans l’eau. Leurs branches servent de ponton aux tortues, de poste d’affut aux oiseaux et de cachette aux sauriens dont la morphologie et la peau se confondent si bien avec le bois flottant. Nous sommes en période de basses eaux mais on remarque à l’absence de feuillage des arbustes et à la couleur plus sombre des troncs d’arbre, le niveau que peut atteindre l’eau lors des crues: deux à trois mètres plus haut! Les trois heures de navigation passent vite tellement il y a de choses à découvrir!

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Nous arrivons au campement. Rosario pose la pointe de la pirogue sur la berge de boue et nous quittons le navire avec nos sacs. Voici donc notre« > chez nous pour deux nuits: des baraquements en bois sur pilotis reliés entre eux par des passerelles surélevées également. Nous partageons un dortoir avec nos compagnons, chaque lit est heureusement équipé d’une moustiquaire! Et oui, nous voici au pays des moustiques… Le confort est des plus sommaire. Il y a deux wc suspendus (enfin à la bolivienne quoi, sur pilotis…) et deux douches… froides! C’est la maison des Robinson Crusoé… Les enfants sont enchanté, une cabane en bois géante!!! Dès les sacs posés ils partent à la découverte de ce nouveau terrain de jeu… Après installation, c’est temps libre jusqu’au souper. La nuit tombe assez vite. Nous nous retrouvons tous au réfectoire pour déguster un délicieux et copieux repas, riche en légumes.

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Juste après le repas, en guise de digestion, nous partons de nuit en pirogue à la chasse aux yeux de crocos. Armés de lampes de poche, nous scrutons les berges… De temps en temps, deux petites étoiles oranges scintillent dans le faisceau de la lampe, ce sont les yeux d’un croco… Deux espèces sont présentes dans la réserve, le crocodile et le caïman. La plupart des spécimens que nous voyons mesurent entre 1,5 et 3m. Mais il y en a bien sûr de plus grands… Après une bonne demi-heure de chasse, nous rentrons au campement. La soirée ne se prolongera pas beaucoup plus, nous sommes assez fatigués et nous rejoignons bientôt nos pénates sous moustiquaires.

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Fameuse première journée, un vol magnifique suivi d’un long trajet en jeep épuisant, mais quel décor à l’arrivée et déjà que de découvertes! Nous ne regrettons pas le déplacement! Jusque là nous n’avons pas été embêtés par quelque petite bestiole indésirable que ce soit. Mais tout le monde le sait, c’est surtout la nuit que les bestioles rampantes et volantes sont les plus actives… et les plus grosses aussi…

Bonne nuit, … si vous pouvez vous endormir… (suivi d’un petit rire sadique….)

 Publié par à 20 h 38 min

  6 commentaires à “29-5 Increible Bolivia…”

  1. Pairi Daïza, le monde sauvage d’Aywaille, le zoo d’Anvers… vous venez pulvériser tous ces lieux mythiques en un récit!!! Génial… ça grouille de vie.
    Bonne nuit quand même et méfiance: là-bas, les moustiques pèsent 50 grammes et ne piquent pas les hommes… ils les empalent!
    Bonne continuation et à bientôt les increible Kempe.

  2. WAAAAOOUUUWWWWW! 3 jours de jardin extraordinaire sans Arlette Vincent! :-) )
    Ces photos sont réellement magnifiques. Encore une fois vous nous faites rêver! Quelle nature! Sacha et Lilou doivent apprécier énormément aussi j’imagine!
    Bon d’accord, si c’est pour nous envoyer des photos comme celles-là, vous pouvez encore rester quelques jours! … mais pas plus que 55 hein! :-)

    Ici, le soleil revient petit à petit, pour quelques heures magiques..  » Incredible Belgium » :-) et on essaye de vous remplacer au bar du dimanche de la fête.. Une option sérieuse a été posée par Michel Huslkin et Benoit Peters… Peut-on vraiment travailler à la fête à Saive en habitant Rabosée?? :-)

    Allez Méga Gros Bisous à vous 4 et envoyez-nous encore plein de photos!

    A très bientôt! .. Love!

  3. Salut,

    La plus belle région du monde.

    Les enfants, quand vous serez en géographie en 4ème vous saurez ce que veux dire un climat chaud et humide et forêt dense…

    A bientôt

    Yannick

  4. Quel émerveillement!
    Aurez-vous encore assez de place pour tout engranger dans vos têtes?
    Heureusement, Yann Ben Arthus Kempe s’occupe à immortaliser ces splendeurs naturelles!
    Continuez bien à découvrir et à vous (et nous) émerveiller.
    Bisoussssss

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