juin 212013
 

Mauvaise nuit, des camions qui traversent le centre ville jusque 1h du mat et à 6h ce sont les minibus de touristes qui nous réveillent! C’est le problème des hôtels situés en plein centre ville et des chambres en façade… Aujourd’hui nous rentrons à Cuzco. On ne sait pas encore trop comment! Nous aimerions encore visiter deux sites sur la route de la capitale. Comme prévu nous nous rendons à La Esquina pour le petit déjeuner. Ridert nous accueille comme de vieux amis. Il a l’air content de nous revoir! Nous aussi!! Soit ce gars a tout compris au commerce et joue son rôle de commerçant à fond; soit il aime son métier, ses produits et est heureux de les faire découvrir à ses clients dans une atmosphère chaleureuse et amicale. Nous penchons pour la seconde possibilité mais c’est vrai aussi que c’est un sacré commerçant… Le petit déjeuner est délicieux! Ridert nous demande si nous apprécions sa petite ville. Ho que oui, on resterait bien ici encore quelques jours, « >mais hélas nous avons encore de la route et une réservation à l’hôtel ce soir. Par contre ce client français qui nous aborde, voyageur en famille aussi, a décidé lui de parquer son camping car quelques temps ici! On le comprend… Lui et son épouse ont trouvé un petit boulot et leurs deux enfants sont à l’école du coin pour un mois ou deux… Ou plus? Nous expliquons à Ridert notre projet de visites sur la route de retour à Cuzco. Il nous encourage à les faire et mieux, sort de son café et revient après deux minutes en nous présentant un ami qui peut nous emmener en taxi! Nous nous mettons d’accord sur le prix, c’est ok, départ dans 45 minutes! Non, définitivement, Ridert n’est pas que un commerçant… Nous le saluons en le remerciant chaleureusement. Retour à l’hôtel pour boucler les sacs, quelques minutes pour jouer encore aux petits bateaux dans les petits canaux, et nous retrouvons notre chauffeur Julio devant chez Ridert. Avant de démarrer, nous saluons et remercions encore une fois notre ami d’Ollantaytambo, Ridert. Si un jour vous passez par là, surtout ne manquez pas d’aller boire un café ou manger un morceau à La Esquina, et remettez notre bonjour à Ridert…

Julio nous emmène dans sa petite camionnette. En sortant de la ville il nous montre une ruine inca et nous explique le téléphone inca! Les « >villages communiquaient entre eux par des signaux de fumée, de poste en poste dans toute la vallée. Nous quittons la route de la vallée pour emprunter une piste en terre qui longe les champs. Julio nous emmène par une petite route panoramique dans les campagnes! En effet, bientôt la piste s’élève dans les montagne. Le paysage est magnifique et nous sommes seuls, loin des minibus remplis de touristes. Merci Julio, merci Ridert… Nous arrivons au premier site que nous voulions visiter: les terrasses de Moray. Les incas avaient établi ici un véritable laboratoire agronomique! Dans une cuvette naturelle, ils ont aménagé des terrasses circulaires. Ils y testaient différentes plantations en fonction de l’altitude. Ingénieux et surtout très photogénique…

« >

 

Nous reprenons la route et traversons un paysage de culture. Les incas n’avaient pas inventé la moissonneuse batteuse mais bien la botte de « >paille sur pattes… Très pratique!

Il n’y a pas de cultures intensives sur des centaines d’hectares ici. L’agriculture a gardé une dimension « humaine » et les moissons se font en famille ou entre amis. Nous approchons du second site.

 

 

 

 

 

Au détour d’un virage, nous restons bouchés bées à la vue de l’étonnante vallée en contrebas… Tout le flanc du vallon est aménagé de centaines « >de petits bassins en terrasses! Il s’agit de salines. Une proche source chaude extrêmement salée a été détournée et le sel en est extrait depuis le temps des incas. Voici un nouveau paysage extraordinaire! Nous approchons des salines. Chaque bassin mesure entre 2 et 4 m2 de surface sur 15 à 20 cm de hauteur et est alimenté par un petit canal. Voici une nouvelle preuve du génie hydraulique des fils du soleil! Tout le flanc de la vallée est parcouru de petits canaux creusés dans la terre, qui se ramifient en rigoles, qui alimentent les bassins. Il suffit d’ôter un cailloux pour remplir un bassin. Une fois rempli, on bouche l’arrivée d’eau et on attend quelques jours que l’évaporation fasse son travail. Les cristaux de sel se déposent sur le fond du bassin, il ne reste plus qu’à récolter. Un seul bassin peut produire 200kg de sel par mois! Il y a différentes qualités de sel récoltées, de la fleur de sel excellente pour la cuisine, au gros sel vulgaire pour le bétail. C’est une véritable industrie artisanale. Vu d’en haut la succession de bassins en panaché de couleur blanche au brun chocolat est magnifique. Benoît pulvérise son record de photos prises à la minute, l’index chauffe… Encore un endroit extraordinaire que nous ne regrettons pas d’avoir découvert.

« >

 

 

 

 

 

 

Il nous reste une petite heure de route pour rejoindre Cuzco. Pour patienter, notre chauffeur Julio, de son nom de famille Incaesias, nous chante quelques airs typiquement incas: « Je n’ai pas changé je suis toujours ce jeune homme étranger qui te chantait des romances qui t´inventait des dimanches qui te faisaient voyager, Je n´ai pas changé je suis toujours ce garçon un peu fou qui te parlait d´Amérique et n´était pas assez riche pour t´emmener à Machu Picchu »… « Manuelama »… « Où est passée ma bohème où sont passés les beaux murs, Les nuits bercées de je t´aime et les patates au cœur dur »..  »Vous les femmes, vous mon drame… » (ça ce n’est pas que incas…) Haa les incas, de fameux romantiques…

Comme tous les jours c’est une après-midi de défilé sur la Plaza de Armas de Cuzco. Julio termine son tour de chants et nous dépose à proximité du centre ville. Nous le saluons et le remercions pour cet agréable circuit culturel et musical inca. Encore une fois nous ne regrettons pas d’avoir opté pour une excursion en indépendant et pas un circuit touristique en groupe. Nous traversons la place en admirant les étudiants des facultés universitaires danser dans leur beaux costumes. Les cramignons à Saive c’est bien ( et pour bientôt…), mais là on est un ton au dessus quand même… Retour à l’hôtel et repos, on est vannés…

 Publié par à 21 h 09 min

  2 commentaires à “18-6 Retour à Cuzco…”

  1. Il ne serait pas facile à tailler ce buisson-là, n’est-ce pas cher jardinier!?!! Super photo bien comique!
    Bien content d’apprendre qu’il ya plus de thons dans les défilés au Pérou que dans les cramignons de Saive. :) …!
    35 jours, non mais c’est affolant comme s’est passé vite! Je vous revois encore sur le quai de la gare… et , je sais, ça commence à devenir lourd tous ces gens qui vous écrivent sans cesse que c’est bientôt fini mais bon… ;)

  2. Aaaaahhh les moissons entre amis… difficile maintenant de lancer un ballot de 50 kilos sur le char! :-)
    on se contentera de quelques boissons entre amis! :-)

    Les jeunes (jus) ont entamé un pré cramignon hier. Ils avaient erminé la prépéaration de la vodka fraises un peu plus tôt. ILs on accroché une grande remorque à une vielle jeep, quelques diffuseurs et un micro van DJDedée … et le tour du village a commencé vers 19h … pour se terminer rue de Parfondvaux 127 vers 23h … belle ambiance en perspective! … et je me prends à rêver de vous voir débarquer le vendredi au cramignons tous les 4 déguisés en Tic, Tac, .. Tuc et Toc!! :-)

    Allez gros bisou et à demain les amis!

Désolé, les commentaire sont désactivés pour l'instant.