juin 252013
 

Et si on visitait le centre de Lima… Metropolitano jusqu’au Jiron de la Union: un piétonnier hyper commercial qui relie les deux places les plus remarquables du centre ville, la « >Plaza… de Armas (vous aviez deviné…) et la Plaza San Martin (el libertador… por seguro!). C’est sur la Plaza de Armas que tout a commencé. En effet, c’est ici que Francisco Pizarro fonda la ville en 1535. Lima allait devenir la plaque tournante de toute les colonies espagnoles, c’est par ici que transitèrent toutes les exportations du nouveau monde: l’or des incas, l’argent des mines de Potosi…

C’est d’ailleurs sur la place que repose Pizarro dans une chapelle attenante à la cathédrale. Le grand conquistador avait été assassiné en 1541, suite à des tensions concernant le contrôle du nouvel empire. Pour la petite histoire: En 1977, une controverse éclate lorsque des ouvriers découvrirent dans la crypte plusieurs corps et une boîte en plomb scellée qui contenait un crâne et portant l’inscription « Voici la tête du Marquis Don Francisco Pizarro, qui découvrit et conquis le royaume du Pérou »… Après moult examens dans les années 1980, un légiste américain conclut que les restes précédemment exposés étaient ceux d’un dignitaire anonyme de l’Eglise et identifia un corps décapité retrouvé dans la crypte comme étant celui de Pizarro. Ce dernier fut donc reconstitué et transféré dans la chapelle, tout comme la boîte en plomb gravée…

Outre la cathédrale, la vaste place est également entourée de beaux bâtiments comme le magnifique Palacio Arzobispal (Palais de l’Archevêché) avec ses jolis balcons en bois d’influence mauresque, du Palacio de Gobierno (Palais du Gouvernement), ainsi que d’autres bâtiments de style colonial avec balcon en bois et peints d’un joli jaune moutarde. Au centre de la place trône une grande fontaine. Lorsque nous arrivons sur la place, un défilé de cavalerie et orchestre de cuivre se termine, cela doit être la relève de la garde mais on n’en est pas sûrs. Mais c’est toujours impressionnant une cavalerie!

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Nous sommes accostés par des étudiants qui désirent nous poser quelques questions en anglais et filmer l’interview! Ok, ce sont les enfants qui s’y collent et qui donnent une leçon d’anglais aux étudiants… Plus loin rebelote avec des étudiants en tourisme. Cette fois c’est pour Sophie. Même principe, quelques questions et l’interview est filmée. Et bien, pour des étudiants en tourisme, c’est vraiment pas gagné niveau anglais!!! Catastrophique, Sophie a du mal à comprendre les questions!?!? Mais bon, on se prête au jeu…

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Nous profitons d’être entourés d’étudiants en tourisme pour leur poser quelques questions sur les choses à visiter dans le coin et unanimement, ils nous conseillent le monastère San Francisco. Ça devient une habitude pour nous de visiter un couvent ou un monastère dans chaque ville… On va finir bigots! Mais notre seule vocation reste le voyage, pour le moment… Nous voici donc partis pour le monastère, à quelques cuadras, accompagnés de nos étudiants qui nous y conduisent gentiment. Nous patientons quelques minutes pour une visite guidée en anglais.

Nous sommes dans un monastère de l’ordre des franciscains et, comme tout le monde le sait, les franciscains détestent les photos… Au dessus de l’escalier principal nous admirons une superbe coupole en bois. Nous sommes très impressionnés par la bibliothèque qui contient plus de 25000 ouvrages dont certains très anciens. Il y règne une drôle d’atmosphère avec les vieux meubles, les escaliers en colimaçon qui accèdent à l’étage et les rayonnages où dorment d’antiques ouvrages. On hésiterait à en prendre un, de peur qu’il ne tombe en poussières entre nos mains. On se croirait dans le film « Au nom de la rose »: … 1327… voici Frère Guillaume de Baskerville, un franciscain justement, accompagné de son novice Adso de Melk qui pénètrent secrètement dans la bibliothèque, à la recherche d’indices qui pourraient les aider à élucider le mystère qui frappe le monastère: la mort suspecte des moines copistes… Le frère Salvatore les a mis sur la voie « Stupido stupido!!! », juste avant que Bernardo Gui, représentant de la Sainte Inquisition, ne le condamne à être brûlé sur le bûcher pour hérésie… Soudain, à l’étage de la bibliothèque, une porte secrète se referme derrière le Père Jorge de Burgos qui emporte un ouvrage… C’est là que se trouve la clé de l’énigme… On s’y croirait mais revenons à la réalité. Nous évitons quand même d’allumer la moindre flamme de peur qu’un incendie ne ravage tout le monastère… Nous visitons encore d’autres pièces intéressantes et, pour terminer la visite, le premier cimetière de la ville: les catacombes… On « entassait » dans les sous-sol de l’église non seulement les corps des moines, mais aussi toute la population! Lors de fouilles, les ossements ont été triés, regroupés et rangés dans des fosses ou des puits. Nous observons des amoncellements de fémurs, d’humérus, d’os iliaques ou d’omoplates minutieusement agencés… Il y aurait ici des restes de plus de 70000 corps!!! Il faut l’avouer, c’est assez glauque et lugubre comme endroit… La visite se termine.

Tous ces tas d’os nous ont ouvert l’appétit… (Benoît tu exagères…, c’est dégoûtant!!!) il est presque 15h aussi, c’est normal! Alors nous nous restaurons « >dans ce qui semble être une institution pour les limaños (?): un restaurant Norky’s. C’est dimanche et les familles viennent ici s’empiffrer de pollo a la braza y de papas fritas en suivant sur les écrans TV le classico du jour: Universitarios contre Alianza. Il faut voir arriver les énormes assiettes surchargées de morceaux de poulet et de frites! Pour faire passer le tout, une ou deux bouteilles d’Inca Kola, le soda national (chimiquement goûtu selon Sacha et Lilou…). Les enfants se contentent d’une salchipapa, une saucisse coupée en rondelles servie avec quelques frites et un peu de salade. Ils adorent ça…

Nous essayons ensuite de trouver une agence pour réserver un bus pour demain soir mais sans succès! Nous passons aussi saluer notre pote Martin qui fait un petit galop sur une autre jolie place. Comment quel Martin?!  Mais San Martin bien entendu voyons, El Libertador!!!!

 

« Salut Marti… ça galope?… »

 

 

 

 

 

 

 

Retour à l’hôtel alors et repos. Lima a sans doute bien d’autres centres d’intérêt mais nous en resterons là. Malgré une timide apparition du soleil sur la Plaza de Armas, la garùa bouche le ciel en permanence. C’est attristant! Nous allons donc poursuivre notre montée vers le nord en espérant y trouver un climat plus clément…

 Publié par à 19 h 16 min

  3 commentaires à “23-6 Lima, centro historico…”

  1. T’as oublié Rémigio de Voragine … Penitenziagite!!!!

    • J’en étais sûr et certain que tu allais réagir!!! D’ailleurs j’avais écris ce petit résumé presque que pour toi… « Naananananaaaa Aie nananaaananaaaa Ouille… » Ca c’est Salvatore qui chante sur le bûcher alors que sa burre commence à flamber…

  2. Sympa ce petit récit agrémenté d’un morceau de crâne par ci, un fémur par là… un peu gore quand même!
    Dommage pour le climat (à Lima) mais on ne saurait pas vous plaindre: l’été n’a jamais encore démarré ici!
    Biz et bonne continuation

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